Max jeune homme intelligent, vit depuis sa plus tendre enfance les brimades et l’exclusion. Alors qu’il effectue son service militaire, il va rencontrer son destin et son pire cauchemar.
Se battre, se résigner ? Lorsque le destin s’acharne même les plus forts abandonnent. Une descente aux enfers qui va le pousser dans ses derniers retranchements.
Pardonner, se venger, abandonner ou s’enfoncer dans un marasme indescriptible ?
Max va devoir faire ses choix ! L’homme est-il fait pour être bon ?

L’auteur

logo-autoediteswendall utroiWendall Utroi est un auteur tardif. Ce n’est qu’en 1997, après avoir été encouragé par les lecteurs des nouvelles qu’il publiait sur un site d’avis de consommateur, qu’il commence à rédiger « Un genou à terre ». Investigateur dans la police judiciaire, instructeur de police, il s’est expatrié deux fois, une fois en Afghanistan, et une fois dans les Balkans dans le cadre de son métier. Auteur de trois romans à ce jour, deux thrillers, et un roman plus « jeunes adultes »/fantasy, Wendall Utroi a trois objectifs en tête quand il écrit :

« – Ne pas m’ennuyer ni ennuyer le lecteur.
– Écrire en augmentant crescendo le suspense.
– Et surtout faire en sorte que le lecteur ne devine pas la fin. »

Mon Avis

L’histoire

Maxime est depuis toujours la cible de moqueries, quant à son apparence : en surpoids, il n’est pas très sportif, un peu « mou ». Alors qu’il effectue son service militaire, les méchancetés redoublent dans cet univers machiste où la virilité est une fierté, presque une obligation, et dans lequel le sport ne sert qu’à amplifier la compétition qui règne entre les conscrits. Malheureusement pour notre bonne pâte, tout cela finira par virer au harcèlement, y compris, et surtout, par un de ses sergents-instructeurs. Lassé de se laisser faire, Max commet un geste qu’il regrettera amèrement. Emporté dans un tourbillon militaro-judiciaire, qu’il ne maîtrise pas plus que son avocat, il se met en tête de se venger.

Mon ressenti

J’ai découvert Wendall Utroi par le biais d’un groupe de fans de thrillers sur Facebook, les Mordus.  Lors d’un court échange, j’ai appris qu’il avait été policier dans la ville où j’habite pendant 6 ans, et qu’il est né dans ma région.  C’est un peu dingue, mais c’est le genre de trucs qui me fait devenir accro à un auteur. C’est comme ça que j’ai accroché à Franck Thilliez tout à ses débuts. Savoir qu’ils habitent, ou ont habités pas trop loin de chez moi, ça me touche. J’aime aussi les auteurs accessibles, qui répondent facilement, qui échangent avec leurs lecteurs dans la mesure du possible. Et c’est ce qui m’a poussée à acheter tout d’abord le dernier roman de Wendall : L’Enjeu. (Que je n’ai pas encore lu d’ailleurs) C’est lors d’une promo Amazon que j’ai profité de l’occasion pour acheter « Un Genou à Terre ». Comme l’Enjeu est sous format papier, et que j’avais acheté Un Genou à Terre en version numérique, j’ai commencé par celui-ci puisque je préfère la liseuse pour lire le soir tard dans mon lit.

Je peux vous dire que j’ai été agréablement surprise. Ce n’est que récemment que je me suis mise à lire des bouquins d’auteur auto-édité, mon premier était le premier livre de Gipsy Paladini. Avant j’étais plutôt Chattam, Thilliez, Connely, Mo Hayder et bien d’autres. Pas par sélection, mais simplement par méconnaissance du « marché » du livre et de l’édition. Même si je continue à lire bien volontiers ces auteurs plus connus, je me tourne de plus en plus vers les auto-édités qui ne manquent vraiment pas de talents, j’en ai encore eu la preuve avec Wendall Utroi.

Un Genou à Terre traite d’un sujet plus que jamais d’actualité. Pas un seul jour sans que l’on entende parler de fat-shaming, de slut-shaming, ou autre harcèlement de rue, harcèlement scolaire, et j’en passe. Recadrer ce « concept » dans un contexte plus ancien, et surtout dans un univers réputé pour sa droiture, est pour moi une très bonne idée, même si cela pourrait faire un peu cliché. C’est un peu la rage au ventre qu’on suit le début des aventures de Max. On a envie de le défendre, de le voir se défendre, et on jubile presque au moment où il va prendre la décision qui va changer sa vie entière. On est complètement abattu quand il se démène pour se dépêtrer de l’imbroglio judiciaire dans lequel il se fait emporter, et on le suit ensuite, entre espoir et crainte, dans son désir de vengeance.  samwell_tarly_family_tree

J’ai trouvé le personnage de Maxime vraiment très attachant.
Le thriller n’est pas que suspens, il est aussi bourré d’émotions contradictoires. Je ne peux pas vous dire pourquoi, mais dès le départ, quand je visualisais Max dans ma tête, je le voyais sous les traits de John Bradley-West, qui joue Samwell Tarly dans Game of Thrones. Je trouve que leur parcours se ressemblent beaucoup, et que leurs caractères sont très semblables.

L’écriture de Wendall me semble assez intuitive, elle est très facile à lire, et je la trouve visuelle : on imagine bien l’histoire, les décors, les personnages, grâce aux descriptions détaillées mais pas lourdes, et on en arrive à se faire des souvenirs imagés de la lecture.

Tout nous amène à une fin inattendue, qui scelle de la même ambiance la clôture des aventures de Max.

Un Genou à Terre a été 3ème meilleure vente tous genres confondus sur Amazon en 2014.

Infos pratiques


Date de sortie : Mars 2014

Éditeur : Auto-édité

Prix du format numérique : 3.99€ chez Amazon

Prix du format papier  : 16.88€ chez Amazon

Site web de l’auteur  : http://www.wendallutroi.net/ / Page Facebook de l’auteur

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