Quand la volonté est plus forte que la mort. Jules a treize ans et il est condamné. Atteint de mucoviscidose, il sait qu’un jour tout doit finir. Or Jules a un rêve : rencontrer son idole de toujours, Roger Federer. Pour cela, il est prêt à braver toutes les épreuves. Seul à seul avec son père, Jules va tenter de se rendre, à vélo, jusqu’à Wimbledon. Il sait que le maestro du tennis mettra bientôt un terme à sa carrière. Dans son cœur, c’est cette année… ou jamais ! Ce road-trip sera aussi, pour le père et le fils, le moyen d’apprendre à se retrouver, à panser les blessures et les non-dits du passé. Un voyage initiatique et rédempteur, entre un père et son fils, face à l’inexorable.

Que j’ai entamé ce livre avec appréhension ! A cause du sujet ; l’un des pires pour moi. Car, même si la mort fait partie intégrante de la vie, il en est une qui semble toujours plus injuste et terrible, celle des enfants. Et avoir à affronter la mort de son propre enfant est la pire épreuve qui soit. Et pourtant, ce roman m’a… comment dire ? Fait du bien je crois… Car l’auteur a su très adroitement éviter de tomber dans le pathos. Pas facile avec un sujet aussi délicat ! Et pourtant…

Avec cette histoire simple d’une famille lambda, Sébastien nous conte la maladie, la mort, mais surtout la vie. Il nous partage le bonheur et la joie de vivre de cet enfant génétiquement programmé pour mourir jeune. Dans un quotidien difficile, rythmé par les soins, la kiné, les hospitalisations, les craintes et l’angoisse permanente, on trouve le soleil, l’espoir, l’amour et la volonté d’essayer plus que tout d’avoir une vie « normale ».

Une histoire simple qui devient un pari fou quand le père décide de mettre sur pied le rêve de son fils, lui qui n’en a qu’un et qui a si peu de temps pour le réaliser. Son but, hormis exaucer son vœu, est d’en profiter pour se faire pardonner ses erreurs passées et renouer avec lui.

Et même si on sait la fin inéluctable, l’espoir et les sentiments familiaux transcendent tout le reste. Une leçon de vie, une leçon de mort, une leçon d’amour…

Une réponse

  1. Matatoune

    Ce livre me fait penser au film « De toutes mes forces  » avec Gamblin. Pour avoir côtoyé professionnellement le monde pédiatrique du handicap et de la maladie, la mort programmée d’un enfant est un événement très difficile à vivre pour un couple.

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