Bronx, New York, 2005,
Deux ans avant « Knysna »

Il est des rencontres qui marquent à jamais, gravées au fer rouge dans le cœur comme la brûlure d’une cigarette sur le derme.
Une plaie refermée sur des démons, enfouis en vous pour toujours. Vivre avec en silence, survivre dans l’oubli, expier, comme une malédiction…
Et si pour la première fois d’une vie sur le fil, il était possible d’apaiser les tourments ?
Mais qu’en ce matin de février, votre passé frappait à votre porte et s’en prenait à votre seul ami et allié ?

Et si… vous aviez tué la seule personne qui ait su vous aimer ?

AVERTISSEMENT :
Certaines scènes pouvant choquer la sensibilité des lecteurs,
ce roman est destiné à un public adulte et averti.

Chronique :

A(i)mer.

Le titre, déjà, met en garde. Le lecteur s’apprête à lire un roman noir. Noir et serré. Sans sucre. Pas même l’ombre d’un édulcorant. Aussi, il est important de lire l’avertissement indiqué sur la 4e de couverture :  « Certaines scènes pouvant choquer la sensibilité des lecteurs, ce roman est destiné à un public adulte et averti. »  Je sais. Parfois on se dit qu’on est plus fort que les autres. Qu’il en faut beaucoup pour nous choquer. Que cette gentille Odehia Nadaco, si douce, si bienveillante sur les réseaux sociaux ne peut pas écrire de trucs bien atroces. Que certains films sont interdits aux moins de 12 ans alors que votre gamin de 6 ans les regarde sans sourciller. STOP. Il s’agit d’un réel avertissement. Si vous ne supportez pas les scènes de violence crue, si les scènes de torture, de viol, vous répugnent, alors refermez le bouquin, ne l’ouvrez même pas. Il n’est pas pour vous. Ce n’est pas une blague. Certaines scènes peuvent vraiment choquer et/ou déplaire fortement. Surtout qu’elles sont ancrées dans la réalité. On ne parle pas de zombies ou d’extra-terrestres, l’action ne se déroule pas dans un futur lointain ni sur une autre planète. Attention donc, avant d’entamer la lecture. Elle est violente. Au sens propre, comme au figuré.

Nous sommes plongés deux ans avant l’action de « Knysna ». Deux ans, donc, avant le drame. Les drames. Cette préquelle apporte des réponses quant à Hilton. Son passé, sa relation avec Michael, sa relation avec sa famille. Avec la société.

Et c’est sous forme de flashbacks que nous allons parcourir le passé du personnage principal. Un passé glauque, sombre, mais ultra riche en émotions. Et quand Odehia Nadaco met de l’émotion dans ses livres, elle ne plaisante pas. On parle ici d’émotion brute. Positive, mais surtout négative. Cette sensation d’être pris aux tripes, d’être totalement embarqué dans le bouquin, d’avoir la chair de poule, d’avoir une boule dans la gorge. Cette envie de crier au personnage de se tirer de cet enfer. Loin, très loin. Mais Hilton n’est pas du genre à partir sans se retourner. Surtout quand la vie de Michael est en jeu. Alors on le suit, de souvenirs douloureux en souvenirs cruels. On le voit amoureux. De cet amour véritable qui ne révèle son nom qu’une fois qu’il est parti. Pour de bon. On tremble avec lui, de colère, de stress, de rage, de désespoir.

Sans aucun souci de syntaxe ou d’orthographe, la plume de Nadaco est brute. Vierge de toute fioriture. Elle n’écrit pas, elle livre ses tripes à ses lecteurs. Il est d’ailleurs impressionnant de voir à quel point rédiger un roman pompe l’intégralité de son énergie. Parce qu’elle donne tout entre les pages qu’elle noircit et ça se sent. Parce qu’elle est capable de vous emmener dans un New York glauque et sale, de vous coincer au fond des salles obscures de combats de boxe illégaux, de vous acculer dans une pièce puant la torture, et de vous faire aimer ça. Ou plutôt non. De vous faire comprendre ça. Parce qu’il ne s’agit pas ici de légitimer quoi que ce soit. Juste d’expliquer. D’ouvrir les yeux. Il n’y a pas qu’un seul monde sur Terre. Pas qu’une seule manière de vivre. Pas qu’une seule manière d’aimer.

Comme « Knysna », « A(i)mer » hante longtemps l’esprit de ceux qui tournent ses pages. Ce livre est un roman noir. Il aurait pu se classer dans les romans d’amour. Parce qu’à l’instar d’un autre livre qui m’a bouleversé ces derniers mois (Le Rêve Dévoré, de Jo Rouxinol), c’est bien d’amour qu’il s’agit ici. Celui qui transcende, celui qui fait mal, celui qui vous façonne à jamais. Celui qui ne donne rien en retour que la douleur et l’amertume des aux-revoirs manqués. On ne met pas ici en scène de la romance fleur bleue. Personne ne se marie ici, personne ne vit heureux, personne n’a beaucoup d’enfants. Non. Les gens souffrent. Les gens aiment. Les gens vivent.

Et puis ils meurent.

Mais pas forcément dans cet ordre.

Infos Pratiques :

Date de sortie : 3 Janvier 2018

Auto-édition

Prix du format numérique : 2.99€ chez Amazon

Prix du format broché : 18€ chez Amazon

Page Facebook de l’auteure

 

 

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse pour bêta lecture. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page À Propos, du site.

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