Abandonnés au fond de la forêt ou de hangars vétustes, des cadavres comme on n’en a jamais vu, mutilés de façon rituelle, porteurs de messages cabalistiques semblables à ceux que laissait derrière lui le Bourreau de Portland, avant qu’une balle dans la tête ne vienne à bout de sa carrière… Le tueur serait-il revenu d’outre-tombe ? S’agit-il d’une secte particulière qui prélève toujours les mêmes morceaux du corps de ses victimes pour d’étranges cérémonies ?

Des bibliothèques ésotériques aux égouts de la ville, l’inspecteur Brolin et une jeune étudiante en psychologie plongent dans une enquête infernale, tandis que la police scientifique et la médecine légale se perdent en conjectures. Et peu à peu, des brumes mystérieuses de la Willamette River va surgir un secret effroyable que nos deux limiers devront affronter au péril de leur âme. L’Ame du Mal : un suspense implacable, un rythme palpitant, des découvertes hallucinantes, un dénouement spectaculaire et jusque-là, pour le lecteur, pas une seconde de répit.

Test d’Audible d’Amazon

La lecture audio

J’ai lu ce livre en 2007, lors d’une frénésie de lecture qui m’avait prise quand ma fille grandissait encore dans mon ventre. J’avais tellement aimé, qu’à l’époque, j’avais ensuite acheté toute la bibliographie de Maxime Chattam. (Ce que je fais encore aujourd’hui) Alors, quand j’ai reçu un email d’Amazon me proposant de tester pendant trois mois le service Audible (je suis cliente Premium), et que j’ai vu que « L’Âme du Mal » était au catalogue, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée.

En effet, depuis longtemps, j’ai l’ambition de chroniquer tout ce que j’ai déjà lu. Mais je ne suis pas fan des relectures. Je crois même que je n’ai jamais ouvert deux fois le même bouquin. D’un autre côté, je ne peux pas chroniquer un roman terminé il y a 10 ans, c’est une évidence. Et puis… j’ai déjà bien trop d’ouvrages qui attendent dans mes bibliothèques.

Avant le test

Parallèlement à ce constat, j’ai toujours été sceptique sur la lecture « audio ». Mais je suis curieuse, et j’aime me faire une idée par moi-même. Afin d’être la plus objective possible sur cette façon de lire, j’ai donc choisi d’écouter ce premier tome de La Trilogie du Mal. Ayant adoré l’histoire à l’époque, j’étais certaine de pouvoir évaluer mon adhésion au concept par rapport à la technique, et non par rapport au livre en lui-même.

J’ai cliqué, et je me suis abonnée à Audible, après m’être assurée que ça ne me coûterait rien pendant 3 mois et que je n’étais pas engagée pour une durée supérieure, au cas où.

Le test

J’ai ensuite téléchargé l’application sur mon téléphone, puis dépensé mon premier crédit audio pour « L’Âme du Mal ». Dès les premières minutes, j’ai su que ça me plairait. Je lis moins en ce moment, parce que je suis très occupée, et donc fatiguée quand je rentre. La lecture me fatigue les yeux, que ce soit sur papier ou support numérique. De plus, le poids d’un roman papier est un frein. Surtout quand je lis dans mon lit avant de dormir. Inconvénient que la liseuse numérique avait estompé. Elle est bien plus légère.

Mais dans l’un ou l’autre des cas, je ne trouve pas de position confortable sur la durée, et, chose très futile, mais ô combien importante à mes yeux (ou plutôt à mes bras) je dois constamment avoir les mains hors de la couette pour tourner les pages. Avec la lecture audio, le problème est réglé : je mets un casque pour ne gêner personne avec le son, et je me mets dans la position qui me convient, les bras au chaud sous la couette. Je peux lire « les yeux fermés », et je ne pensais pas que ce serait si reposant. Je me suis même rendu compte que ça m’aidait à dormir, moi qui suis sujette à des insomnies régulières. En effet, mon esprit se concentre sur l’histoire, et occulte toutes les pensées qui se bousculent d’habitude dans ma tête aux heures nocturnes.

Dans le lit, mais aussi pendant le sport, en voiture ou dans le bain !

J’ai également testé la lecture audio en faisant du sport (marche sportive/marche nordique/séance cardio sur vélo d’appartement) et c’est aussi efficace que la musique, dont je ne sais me passer quand je pratique. J’ai finalement, après réflexion et appréhension, testé en voiture, et là aussi, j’ai trouvé ça agréable, bien qu’un peu plus compliqué. Se concentrer sur la route et l’histoire en même temps n’est pas une mince affaire pour ma part, et j’ai dû plusieurs fois revenir en arrière parce que je n’écoutais plus vraiment l’histoire, accaparée par la circulation. Finalement, c’est comme la radio. J’éviterai, personnellement, ce dernier lieu d’écoute. Je préfère passer deux jours de plus dans le bouquin et ne pas avoir d’accident. Je me connais, et c’est plus prudent.

Dernier test en date : le bain. Un délice ! Bien que je n’ai jamais fait tomber de livre ni de liseuse, dans la baignoire remplie d’eau et de bain moussant, j’en ai toujours eu la crainte lors de mes trempettes à rallonge. Avec un livre audio, c’est comme dans le lit, on peut fermer les yeux et se laisser aller, en se laissant bercer par les voix qui nous content l’histoire.

Se faire lire une histoire, en ayant l’impression « d’écouter un film »

Puisque c’est de ça qu’il s’agit finalement. On se fait conter une histoire, comme certains enfants chanceux le soir. Je salue d’ailleurs les « acteurs ». Le jeu de lecture est époustouflant, la voix changeant au fur et à mesure des personnages, des émotions… Angoissante, ou plus joyeuse au gré du récit, c’est, je pense, le plus important dans la réussite de cette expérience. Une lecture faite sur un ton monocorde et simpliste serait désagréable, ennuyeuse. Sur ce premier livre, les voix (celle d’une femme, Véronique Groux de Miéri, et celle d’un homme, Hervé Lavigne) m’ont complètement captivée.

Superposée aux voix, l’ambiance joue pour beaucoup sur mon adhésion au concept. Entendre la pluie tomber ou les touches du clavier s’activer quand le personnage tape à l’ordinateur est une sacrée plus-value. Angoisser lorsqu’une musique sombre résonne au moment où un tueur approche lentement de sa victime donne un aspect cinématographique vraiment plaisant. Il m’est arrivé à plusieurs reprises « d’écouter » un film, quand par exemple je suis dans mon bain alors que quelqu’un regarde la télévision dans le salon. Cela permet de suivre l’histoire, même si certains éléments — visuels — sont tronqués. Sur le livre audio, la narration gomme cet inconvénient. On bénéficie à la fois des dialogues et de la narration, ainsi que de l’ambiance. Je mettrai juste un bémol sur la musique utilisée lors du rapprochement de deux personnages. Je me suis crue un instant dans « Les Feux de l’Amour », et me suis sentie désespérée quelques minutes.

Une réelle découverte

Vous l’aurez compris, cette première expérience est une réussite pour moi. Je ne dis pas que cela sera vrai pour chacun(e) d’entre vous. Cela ne m’empêchera pas d’acheter des livres papier ou des livres numériques. Simplement, je pense que j’ai trouvé une autre manière d’avancer dans mes lectures, voire même un moyen de (re) lire les ouvrages que j’ai déjà terminés. Encore faut-il qu’ils aient été adaptés en audio, évidemment. C’est le cas pour la première trilogie de Maxime Chattam. Je sais donc déjà à quoi serviront mes deux prochains crédits offerts.

(À noter que j’ai reçu un email d’Audible ce matin, qui m’a offert le téléchargement gratuit de quatre livres audio, dans des styles complètement différents, et certainement du domaine public, étant donné qu’il y a un Flaubert et un Conan Doyle dans le lot de 4. Je ne connais pas les deux autres, mais l’un des deux est un livre de développement personnel.) Je précise également que j’ai reçu cette offre comme des milliers d’autres clients Amazon lambda. Personne ne m’a demandé d’écrire cet article, et hormis les quelques liens affiliés — présents dans certains articles du site, comme sur tout site internet — je ne reçois aucune contrepartie d’Amazon, ni d’Audible. Il s’agit d’un réel test, comme vous pouvez vous-même en faire l’expérience.

En effet, tous les clients Amazon Prime (Premium) peuvent bénéficier de cette offre. (cliquez ici) Les clients Amazon n’étant pas abonnés à Amazon Prime peuvent bénéficier quant à eux d’un mois offert (cliquez ici).

Chronique de L’Âme du Mal :

Venons en maintenant au contenu du livre. Que le format soit papier ou audio (cette trilogie n’existe pas, a priori, en numérique) l’histoire est la même. Relire le même roman à dix ans d’intervalle m’a prouvé que l’état d’esprit, l’âge, et l’expérience peuvent modifier un avis. Je n’ai pas changé d’avis du tout au tout. J’ai adoré ce bouquin il y a dix ans, et j’ai adoré replonger dans les débuts de Joshua Brolin. Simplement, ma lecture est bien plus critique désormais, surtout depuis que je rédige des « chroniques » sur ce blog. Alors qu’avant, je me contentais de me laisser embarquer, ou non, dans l’histoire, certains détails plus « techniques » me sautent maintenant aux yeux, nuançant ainsi l’avis que je me fais d’un roman.

Un premier roman, avec ses maladresses.

Dans celui-ci, nous suivons donc Joshua Brolin, jeune homme au physique charmant de 25 ans. Parce qu’il ressent le besoin d’être sur le terrain, notre personnage principal choisit de quitter Quantico. Il s’installe à Portland, dans l’Oregon, et s’engage dans la police. Sa formation de profileur lui permet de résoudre les enquêtes les plus complexes et c’est tout naturellement que le Capitaine Chamberlin le désigne pour enquêter sur un nouveau crime. Un adolescent a découvert un cadavre mutilé dans un hangar abandonné au milieu d’un parc forestier. Alors qu’une seconde victime vient d’être découverte, Brolin, retrouve par hasard le tueur. Ce dernier est sur le point d’achever une troisième femme, le policier le stoppe d’une balle dans la tête, sauvant la demoiselle d’un sort funeste.

Un an après, une jeune fille est retrouvée morte. Le crime porte la même signature. Mais le Bourreau de Portland gît sous terre depuis un an, avec un bout de cervelle en moins.

Nous sommes ici en présence du premier livre de Maxime Chattam, et je dois dire que certaines maladresses m’ont parfois fait hausser les sourcils. Outre les longues explications des procédures policières ou scientifiques, une incohérence en particulier m’a marquée. Une victime se retrouve enfermée dans une sorte de hangar et aperçoit « par la fenêtre » un véhicule. Quelque temps plus tard, Joshua Brolin approche du même bâtiment : vieux et « sans aucune fenêtre ». Certes, c’est une incohérence minime. Mais si la même avait été repérée dans un livre d’auteur indépendant, ce dernier aurait été fustigé sur la place publique.

Une histoire sordide, bien ficelée, un thriller haletant.

Hormis ce genre de « détails », l’histoire est bien ficelée, et l’on ne s’ennuie pas. De la plume de l’auteur s’écoulent un charisme certain, et une belle intensité. Le roman est rythmé, même si les descriptions dont je vous parlais plus haut ralentissent de temps à autre la lecture. Insuffler un semblant de paranormal, avec la mention de la magie noire et des ouvrages célèbres qui s’y réfèrent, donne une certaine profondeur au récit. Il ne s’agit pas d’une simple liste d’ouvrages interdits. Les personnages les utilisent. Certains les consultent pour faire des recherches, d’autres s’en servent de guide, ou de prétextes. Tout ça a même ravivé mon envie de lire La Divine Comédie de Dante.

Maxime Chattam emmène le lecteur au cœur de son imagination, de son univers sombre et glauque. Et j’y ai replongé avec plaisir, même si je suis consciente des petites imperfections qui s’y sont glissé ça ou là. Est-ce qu’elles ont gêné ma lecture ? Non. La chroniqueuse a trouvé quelques détails techniques dont elle parlerait dans sa chronique. La lectrice n’en a pas tenu rigueur. Simplement, alors que j’avais hissé ce roman sur la plus haute marche du podium des thrillers il y a dix ans, je le redescendrais d’un cran si je devais le classer aujourd’hui. Pour autant, je trouve toujours cette lecture des plus agréables, et conseillerais, avec plaisir, ce roman aux adeptes du genre.

Infos Pratiques :

Date de sortie : 2002

Editions Michel Lafon

Prix du format poche : 7.50€ chez Amazon

Format broché (occasion) : 11.48€ chez Amazon

Lecture audio : 27.95€ ou 1 crédit Audible. 1 mois offert pour toute souscription à Audible en cliquant ici

(3 mois offerts en cliquant ici si vous êtes abonnés Amazon Prime)

Page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/ChattamMaxime/

3 Réponses

  1. Nathalie

    « Tout ça a même ravivé mon envie de lire La Divine Comédie de Dante. »

    C’est plutôt amusant de constater que je me suis fait exactement la même remarque il y a quelques années (en fait, à peu près à la même période que vous) mais moi j’ai finalisé la chose, et me suis offert quelques mois après cette lecture (la trilogie de M. Chattam), la Divine Comédie, que j’ai lue, et écouté en audio ensuite (bon courage… ^^)

    Répondre
    • Virginie

      Je ne savais pas qu’elle existait en audio. Je vais regarder ça 🙂 Ce sera sans doute plus simple à caser dans mon planning lecture! Merci ! 🙂

      Répondre
      • Nathalie

        Je l’ai loué à la bibliothèque donc il doit être trouvable ☺ personnellement j’ai trouvé plus simple l’écoute que la lecture. Ceci dit nous ne sommes pas non plus habitués à lire de la litterature du 14eme siècle tous les jours 😛 En tout cas bonne lecture/écoute.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :