Texte susceptible de choquer . À déconseiller aux âmes sensibles.
En bonus, vous trouverez à la fin la version non censurée de ce roman.

L’Art. Jusqu’où certains sont-ils prêts à aller en son nom?
Des familles entières disparaissent, enlevées à leur domicile.
Une horrible machination est mise en place pour satisfaire les appétits déviants de fortunés amateurs d’art.
Soraya, adolescente de 16 ans, sera-t-elle le grain de sable dans ces rouages infernaux?

A noter que cette histoire n’est pas terminée et qu’il y aura une suite.

Comme vous le savez déjà pour la plupart, Cédric Veto est l’un de mes auteurs chouchous parmi les auto-édités.
Car en plus de posséder un talent de conteur immense et une imagination sans bornes, il manie la langue française à la perfection et se pose comme un véritable auteur engagé.
Ici, l’histoire axe le débat sur un phénomène de société auquel je m’intéresse énormément : les dérives de l’Art.
L’Art soumis à la mode, à l’argent, à l’ennui des riches, à l’extravagance du jamais-vu, à la surenchère, et pour lequel certains sont capables de repousser toutes les limites.
L’intrigue met en scène une jeune fille très forte (physiquement tout autant que de caractère) dont l’histoire et l’origine de la rage nous seront dévoilés au fur et à mesure. Un soir, elle est kidnappée avec sa mère et son petit frère et se retrouve prisonnière en enfer.
Ce fut une lecture éprouvante pour moi, la chochotte de service, qui m’a retournée et mis les tripes à l’air, mais je précise que j’ai lu les deux versions quand même car je voulais me rendre compte de ce qui pour l’auteur était censé être plus hard. Et en fait, il se trouve que les passages les plus difficiles à mon sens figurent dans les deux. Le reste pour moi n’est que détails supplémentaires …
N’en déplaise au Kama-Soutra, il existe beaucoup plus de façons de tuer que de manières de faire l’amour et je sais bien que de tous temps l’homme a fait montre d’une inventivité sans pareille en ce qui concerne les moyens de faire souffrir, torturer et tuer ses semblables.
Mais qu’ont donc les hommes dans la tête pour ne penser qu’à ça ??? Pour peu que le siège de ces envies se situe bien dans la tête …
Nous sommes confrontés à toute une galerie de personnages tous plus dérangés, abominables et terrifiants les uns que les autres qui m’ont rappelé par certains côtés des vieux livres comme l’île du Dr Moreau ou bien le célèbre Frankenstein.  Mais aussi parfois plus banals : kidnappeurs et petites mains sans états d’âmes qui pour un peu d’argent sont prêts à toute obéissance.
Heureusement que dans les livres de Cetro l’amour est toujours présent, qu’il soit filial, fraternel ou conjugal, ainsi que l’espoir, toujours l’espoir … La violence qu’il nous décrit n’est jamais gratuite et ne sert qu’à dépeindre les travers de notre société.
L’écriture est comme toujours sans fioritures et aussi particulièrement réaliste. L’auteur a le sens de la formule qui claque, que ce soit pour faire peur ou pour faire rire, elle est assez imagée pour qu’on visualise tout de suite les scènes (« blanc comme un cul de nonne rousse », par exemple ou bien « l’électrophalusogramme plat »).
Certaines phrases sont empreintes d’une poésie telle que j’ai du mal à résister au chamboulement qu’elles provoquent en moi (« Leurs regards se croisent. Un « je t’aime » réciproque, aussi puissant que peut l’être un sentiment cru et nu, dépouillé de l’habillage du langage, du maquillage des mots souvent impropres à traduire avec exactitude la parole du cœur » par exemple, ou bien encore « Il me sourit. Plus que ça encore, il me chavire, me percute de plein fouet, pénètre mon âme. »).
Vous l’aurez compris, j’ai aimé. L’histoire, le style, la plume … l’auteur …

Prix sur Amazon : 0.99 euros

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Site de l’auteur : http://www.cetro.fr/

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