Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras…
Clara, disparue depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes ; Monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, tandis que Charles se cloître de son plein gré.
Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

J’ai lu ce livre dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus, pour lequel je suis jurée dans la catégorie « Littérature noire ». Il faisait d’ailleurs partie de mes présélections, car j’en avais beaucoup apprécié la couverture, le synopsis et les dix premières pages, seuls éléments sur lesquels nous devons nous baser pour nos choix. Malgré un avis aux lecteurs que j’aurais peut-être mieux vu placé à la fin du livre, j’avais trouvé le prologue intéressant et aguicheur.

Malheureusement, mon avis est plus mitigé en ce qui concerne la suite. Car j’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, dans les histoires devrais-je dire, puisqu’il y en a trois. Celle de Clara, détenue dans une prison sans savoir pourquoi ni comment, celle de M. Concerto, hospitalisé dans un centre psychiatrique, et celle de Charles, caché dans la cave de sa maison. Alors, évidemment, on se doute que ces trois histoires de claustrations vont se rejoindre quelque part, à un moment donné, mais difficile de voir où l’auteur veut nous emmener. Et ça, ce n’est pas plus mal, me direz-vous ! C’est même un bon point concernant le roman, un très bon point C’est carrément ce qui a sauvé cette lecture à laquelle je n’arrivais pas à adhérer totalement. Mais, entre le début, et le moment où on découvre le pot-aux-roses, je dois reconnaître que j’ai été un peu déçue. Il faut dire qu’il ne se passe pas grand-chose non plus… Et de surcroît, je n’ai pas vraiment ressenti d’empathie pour les personnages, hormis peut-être pour Charles et Rose,

D’autre part, le style, sans être mauvais, ne m’a pas emballée plus que ça. Je trouve l’ensemble plutôt bien écrit malgré quelques tournures un peu excessives et l’emploi du subjonctif imparfait qui, tout en restant tout à fait cohérent et juste, a tendance à alourdir l’ensemble en le parant d’une certaine désuétude. C’est juste que cela n’a pas résonné en moi. Ni la plume, ni l’histoire ne m’ont réellement convaincue.

Cependant, comme je le disais précédemment, la fin, elle, est extrêmement bien trouvée et bien amenée. Et c’est un coup de maître que réussit là l’auteur en nous proposant un « twist ending » assez ahurissant alors qu’on se rend compte qu’il s’est joué de nous tout du long et a parfaitement maîtrisé les rouages de son intrigue. Intrigue dont je ne peux absolument pas vous parler sans spoiler. Et rien que pour cette fin, je ne regrette pas cette lecture. Maintenant, on est en droit de se poser la question suivante : une fin, même très réussie, peut-elle, à elle seule, suffire à sauver l’ensemble d’un roman ?

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