Ce recueil se compose de 4 nouvelles aux styles et aux couleurs bien différents, d’où cette notion de contrastes : Blanc pour « Voyage », une poésie lumineuse, pleine d’amour, de tristesse et d’espoir. Rouge, bleu, vert, un véritable arc-en-ciel de couleurs pour « Les hémorroïdes ensoleillées de Tata Bergamote », un polar déjanté et irrévérencieux avec une héroïne explosive. Vert pour « Willy », un conte façon petit prince candide, appelant au rêve et à la liberté. Noir pour « Séquelles », un thriller empreint de vengeance qui prend aux tripes.

J’ai lu ce livre, offert par ma belgofolle et néanmoins amie Kate (merci encore pour ce cadeau), avec beaucoup de curiosité car il émane de l’une de nos personnalités préférées sévissant sur les groupes de lecture.

Ce recueil de nouvelles, « Contrastes » le bien nommé, peut faire figure d’ovni au regard de ce que nous avons l’habitude de lire, les quatre nouvelles le composant étant radicalement opposées les unes aux autres tant par la forme que par le fond.

La première, très poétique, est empreinte de beaucoup de tristesse mais conserve un rayon d’espoir. La deuxième, drôle, au langage plus que fleuri que ne renierait pas un personnage de Frédéric Dard, est osée, voire très crue parfois, avec des personnages hauts en couleurs. La troisième est une balade onirique en forme de conte dans l’esprit d’un enfant rêveur. Enfin, la quatrième raconte une histoire terrible et nous offre une fin très amorale à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Autant de talents que nous dévoile son auteur, qui fait office de trublion au sein des groupes de lecture qu’il fréquente avec son humour déjanté et souvent salace. Danino saute du coq à l’âne (mais sans douleur, contrairement à la poule) et nous offre plusieurs facettes de son écriture et même de sa personnalité. Inutile de préciser que l’une d’elles finit en histoire de boules (normal, hein, pour des facettes). Notre pitre de service, spécialisé dans les jeux de mots capilotractés et autres facéties linguistiques n’a pas sa langue dans sa poche (en tout cas pas dans la sienne) et nous dévoile (ooohhh) des talents cachés (mmmmhhh) qu’on découvre avec un certain plaisir et même un plaisir certain (aaaahhhh). L’ensemble m’a touchée profondément (ouiiiiii) et je ne peux que vous conseiller de l’essayer comme je viens de le faire avec bonheur.

J’ai tenté par ce retour en forme de clin d’œil de me mettre à la hauteur de l’auteur (je veux dire au niveau des jeux de mots hein, ne vous imaginez pas autre chose, et surtout toi Danino !) mais sans y arriver bien évidemment, sa verve étant bien plus aguerrie et rodée que la moyenne et son humour bien plus pénétrant…

Une chose est sûre en tout cas, son habit de clown n’est qu’une armure et sa sensibilité affleure sous le costume…

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