Valentin, jeune facteur, livre tous les mardis à un vieux monsieur, Pierre, une lettre parfumée et marquée de rouge à lèvres. Ce rendez-vous devient le seul bonheur de la vie monotone du jeune homme, et des liens se tissent entre les deux âmes solitaires sans qu’ils aient besoin de beaucoup parler. Lorsque Pierre meurt, les lettres continuent à arriver. Valentin, très affecté par la disparition de son ami, décide de retrouver la mystérieuse expéditrice pour lui annoncer la triste nouvelle.

L’histoire

Valentin est facteur en 2027. Presque rien n’a changé de la vie quotidienne depuis dix ans. Sauf à La Poste. Valentin est le dernier facteur. Ses collègues ont été remplacés par des drones qui livrent les rares lettres papier, et par le courrier électronique. Et si notre personnage principal a encore son emploi, c’est qu’une fois par semaine, un vieil homme reçoit, depuis quelques années, chaque mardi, une lettre d’amour. Du moins ce qui y ressemble fortement. Parfumée, et ornée d’une empreinte de rouge à lèvres, c’est ce morceau de papier qui va tenir Valentin à bout de bras après une rupture sentimentale. Son métier devient sa seule raison de vivre, le vieil homme devient presque un ami, chez qui, de manière hebdomadaire, il se sent utile.

Puis tout bascule.

Pierre décède brusquement. Valentin est persuadé de perdre son travail, puisque le vieil homme était son dernier client. Pourtant, mardi après mardi, le drone dépose sur sa boite aux lettres l’enveloppe sacrée. N’ayant comme seuls indices que le rouge à lèvres et le parfum de la mystérieuse expéditrice, le dernier facteur va tout faire pour la retrouver et l’informer du décès du destinataire.

Chronique :

« Le dernier facteur » est un roman généraliste court, qui se lit rapidement. La plume de Virginie Paquier est simple, sans fioritures. Dans une époque future, l’auteure ne change que le fonctionnement de La Poste. Pas de voiture volante, pas de citoyen extra-terrestre, pas de civilisation dystopique. Non. Valentin aurait pu vivre en 2017, et c’est ce qui rend l’histoire authentique. D’autant que l’avènement du numérique et des drones rend plus que plausible cette théorie.

En plus d’être crédible, donc, l’histoire est jolie. Pleine de poésie. Certes, certains passages descriptifs sont assez lourds, parfois inutiles. Néanmoins, la lecture globale reste légère, agréable. « Le dernier facteur » n’est pas un roman qui demande réflexion, ce n’est pas un récit qui vous fera faire des nuits blanches. Non, il est fait pour être lu avec une bonne tasse de thé fumant, en tailleur sur un canapé confortable. Ou sur la plage. Tranquillement. Une histoire plaisante qui donne le sourire, même si au fil des pages, la conclusion se laisse entrevoir.

Et c’est en ce sens qu’on ne peut déplorer le manque de profondeur. Ou la « facilité » de lecture. C’est un roman écrit pour faire du bien. Pour faire sourire. Et il y réussit. Puisque le lecteur ne trouvera pas ou peu de phrases toutes faites ni de discours moralisateur. Il ne décrit que des histoires d’amitiés, des épisodes de vie. La vie de Valentin, de Pierre. Celle de vous et moi.

Infos pratiques :


Auto-édition

Publié en mars 2017

Site de l’auteur : http://paquiervirginie.blogspot.fr/

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

Une réponse

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :