David Llerellyn a disparu. Se méfiant de la police, sa sœur Vera décide d’engager un détective pour le retrouver. Mais il semble que beaucoup de personnes s’intéressent à ce petit malfrat sans envergure, et que sa disparition ne soit pas le seul fruit du hasard.

Quand le privé Jeff Fergusson commence à enquêter, il soulève certaines choses qui n’ont pas envie d’être révélées et réveille de vieilles rancœurs. Car rien n’est jamais bon lorsqu’on hante les rues de la Ville…

Fan depuis la première heure de Michael Fenris (j’ai tous ses livres dédicacés à la maison), je m’étonne pourtant encore de cette faculté qu’il a de pouvoir changer de registre aussi facilement et d’y exceller. Après le thriller fantastique avec « Feuilles » et « Le syndrome Noah », et le thriller horrifico-fantastique avec « Aaverhelyon », il s’essaie au polar noir classique et revisite le genre avec brio.

On est là dans le plus pur style des polars américains, noirs et glauques, à l’ambiance sombre, enfumée, pluvieuse, avec jolies pépées bien roulées, grosses bagnoles, salles de boxe, privé alcoolo, castagnes et bottes en béton.

Ce n’est assurément pas mon style habituel de lecture, mais j’ai étonnamment kiffé (comme diraient mes gosses) car j’avais tout simplement l’impression d’y être ! L’expérience m’a rappelé de vieux films américains en noir et blanc des années 40 et 50 et la série « Mike Hammer » diffusée dans les années 80. A tel point que j’ai même parfois eu l’impression d’entendre une voix off sur un fond de musique jazzy ou sur un solo de saxo. Et c’était carrément jouissif !

Les personnages principaux sont bien campés, intéressants, plus gris que tout noirs ou tout blancs. Abîmés et meurtris par la vie, ils essaient de s’en sortir comme ils le peuvent. Et puis il y a aussi de gros vilains bien méchants qui tentent, eux, d’arnaquer tout le monde et de tirer sur tout ce qui bouge.

L’intrigue, bien que classique, propose du suspense, des rebondissements, de l’action et même de l’amour.  Ça enquête, ça interroge, ça poursuit, ça se bagarre, ça flambe, ça canarde dans tous les coins et tout ça pour notre plus grand plaisir. D’autant plus que c’est écrit avec beaucoup d’humour. A consommer sans aucune modération !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :