Mina, Mélanie, Victoire et Lisa sont quatre jeunes filles qui ne se connaissent pas. Elles n’ont pas grand-chose en commun et vivent bien éloignées les unes des autres. Pourtant une chose les rapproche : leur souffrance. Toutes les quatre n’en peuvent plus de vivre, elles ne peuvent plus supporter cette douleur qui broie leurs entrailles.

Les enfants peuvent être cruels et ces quatre jeunes filles sont bien placées pour le savoir. C’est l’histoire de la douleur et de la souffrance. C’est ce qui arrive quand le gouffre te précipite.

L’histoire :

« Douloureuse souffrance » conte non pas une, mais quatre histoires. Il s’agit en fait d’un recueil de quatre nouvelles, racontant chacune, de quatre façons différentes, le harcèlement dont ont été victimes quatre jeunes filles dans l’environnement scolaire.

Chronique :

Ce recueil présente quatre courts récits, nous racontant les souffrances de quatre jeunes filles. Le harcèlement est un peu un sujet « tendance » de nos jours. Et tomber dans la caricature est aisé. Nous sommes immergés ici dans la vie des jeunes filles, au moment crucial où leur vie bascule. Pas, ou peu, de clichés cependant : en effet, Amélia Varin a puisé dans sa propre expérience pour rédiger ce recueil. Et ça se sent entre les lignes : une authenticité, une fragilité, et beaucoup d’émotions, qui donnent une vérité effrayante aux pensées rapportées des victimes.

Si les histoires sont indépendantes les unes des autres, le lecteur ne peut s’empêcher de retrouver un peu de n’importe quelle jeune écolière, collégienne ou lycéenne. Et lorsque le récit met en scène une demoiselle qui passe de l’autre côté du harcèlement, Amélia Varin enfonce un peu plus profondément le couteau dans la plaie : personne n’est à l’abri. C’est là la force de ce livre : il est à faire lire aux parents d’enfants, d’adolescents. Mais aussi et surtout aux enfants et adolescents. Pour qu’ils comprennent que n’importe quelle fille ou n’importe quel garçon peut être victime de cette souffrance. Et que trouver le courage d’en parler, peut être, dans la plupart des cas, salvateur.

Certains trouveront peut-être dommage que l’auteure se soit focalisée sur des personnages féminins. En effet, les quatre nouvelles sont toutes basées sur des histoires de jeunes filles, alors que les garçons sont également victimes de harcèlement. Le recueil aurait peut-être eu plus d’impact s’il n’avait pas été si concentré sur un seul genre. Surtout que la plume est facile à lire, autant pour les demoiselles que pour les jeunes hommes. Mais il s’agit sans doute d’un choix personnel.

Amélia Varin signe ici un documentaire-fiction abordable à tous, en priorité à ceux qui pourraient, un jour, être témoins, victimes, ou bourreaux. Avec un vocabulaire simple, mais juste, des phrases bien construites, abordables et une syntaxe impeccable, elle aurait pu simplement raconter sa propre histoire. Elle a choisi d’universaliser ses propos. Comme pour donner plus de poids aux pensées des quatre jeunes filles qui représentent toutes celles, tous ceux, qui, un jour, seront, eux aussi, au bord du précipice.

 

Infos Pratiques :


Sortie : mars 2017

Editions : Evidence Editions 

Prix du format numérique : 0.99€ chez Amazon

Prix du format broché : 10€ chez Amazon

Site de l’auteur : https://ameliavarinauteur.wordpress.com/

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

 

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