Un tueur en série sévit à San Francisco. Rien ne l’inquiète : ni la loi, ni les remords. Malheureusement pour lui, Taylor, une sorcière au passé trouble et au caractère de feu, décide de s’en mêler…

Chronique :

« L’éventreur de San Francisco » est le premier tome de « Hex in the City ». On y croise Taylor, une jeune femme presque comme les autres. Mais les autres ne peuvent pas sortir de leur corps. Taylor le peut. Même si elle ne sait pas comment ni pourquoi. Elle vit à San Francisco depuis peu, chez sa cousine policière. Elle fuit un passé trouble qui s’éclairera au fur et à mesure du livre, mais aussi, on le devine facilement, au fur et à mesure des tomes. Si Taylor est barmaid au « Witch Hour », elle n’a pas vraiment conscience d’être une sorcière. C’est à l’instinct qu’elle fonctionne. Et quand elle apprend qu’un tueur en série sévit à San Francisco, elle se met, presque volontairement, dans sa ligne de mire.

Ce premier tome est plaisant à lire. L’histoire est bien écrite, avec un style direct, sans fioriture et très agréable. Les premiers tomes en général sont un peu lents à démarrer. Il faut présenter le contexte, les lieux, et bien sûr, les personnages. « L’éventreur de San Francisco » ne déroge pas à la règle. Ce n’est qu’après un bon tiers de lecture que l’action démarre réellement, et que les questions se posent. Mais l’immersion dans l’univers de Dorian Lake est immédiate. Les descriptions sont efficaces, et la mise en scène est telle que j’ai rapidement été emportée par l’ambiance du livre.

Des bouquins sur les sorcières, les vampires, il y en a des tonnes. Qu’est-ce qui différencie celui-là des autres ? L’auteur mélange les codes de l’Urban Fantasy à ceux du polar. Loin de moi l’idée de dire que c’est le seul, ou le premier à le faire. Simplement, Dorian Lake a le mérite d’insuffler un peu de nouveauté dans le genre, avec des personnages bien dessinés et beaucoup plus nuancés que les caricatures que l’on peut trouver depuis l’avènement de Twilight et de la bit-lit en général.

Alors oui, il y a des vampires, des sorcières, un peu de sexe, un peu de violence, mais en plus, il y a des policiers, et un tueur en série. Et même un peu d’amour. Le tout — savamment orchestré — s’articule souplement, ce qui donne une fluidité réelle à la lecture. Tous les éléments sont intégrés dans l’univers et rien ne dénote. Tout est à sa place.

D’abord publié sur Wattpad, « Hex in the city » est issu de parties de jeu de rôles que Dorian Lake jouait avec des amis. Il a d’ailleurs relaté les origines de la série dans un billet écrit lors du lancement du premier tome. 

Infos Pratiques :

Date de sortie : Mars 2018

Prix du format numérique : 3.99€ chez Amazon

Format broché : 11.90€ chez Amazon

Editions Noir d’Absinthe

Site de l’auteur : http://dorianlake.blogspot.fr/

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page À Propos, du site.

Une réponse

  1. Audrey

    J’avais pu passer le roman sur FB et sa couverture m’avait tout de suite attirée 🙂
    J’ai déjà pas mal de lectures en retard, mais je le note dans ma wish list appréciant le mélange tueur en série et êtres fantastiques…

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