Depuis six ans, un violeur et tueur en série terrorise la région toulousaine. On le surnomme le Fantôme. Personne ne sait à quoi il ressemble, pas même les victimes qui lui ont survécu. Car il y a des survivantes. Le Fantôme en a relâché cinq. Pourquoi ? Pourquoi laisser partir certaines d’entre elles, et tuer les autres ?
Céleste Laroque fait la rencontre de l’une de ces victimes, Lucie, et entame une relation avec son frère aîné. Alors que Lucie se remet petit à petit du drame qu’elle a vécu, un événement inattendu va se produire. Un événement qui va faire tomber les masques.
Et si Céleste n’était pas ce qu’elle prétendait être ?

 

Ce livre fait partie des cinq finalistes du Prix des Auteurs Inconnus 2019 dans la catégorie Littérature noire et je tiens à souligner qu’il était dans ma propre sélection. Pour mémoire, je rappelle que nous avons à notre disposition, lors de ce choix initial, la couverture, la quatrième et les dix premières pages du roman. C’est l’un des premiers à m’avoir tapé dans l’œil (et pas seulement grâce à la très belle couverture signée Brian Merrant), l’un des deux qui n’ont jamais été mis en balance au moment du classement final, pour lequel j’en avais sélectionné dix en première intention. J’étais donc très heureuse qu’il fasse partie des cinq finalistes et me suis empressée de le lire dès réception.

 

Je l’ai dévoré en deux jours, signe chez moi (hormis que j’avais du temps) qu’il m’a passionnée. Le début est parfois un peu difficile à suivre car il présente de nombreux personnages et fait des allers et retours dans le passé. Mais, habituée à prendre des notes en vue de la rédaction de mes chroniques, cela ne m’a pas perturbée outre mesure et m’a permis de situer les différents protagonistes dans le temps et surtout dans un contexte psychologique. Ne perdons pas de vue que ce roman est un thriller psychologique et que cet aspect-là se doit donc d’être fouillé et détaillé.

La deuxième partie est, elle, réellement captivante, l’intrigue se dévoile petit à petit sans cesser de nous faire nous interroger. La dualité du comportement de Céleste, personnage central, est, selon moi, extrêmement intéressante. Certes, cette femme ne suscite pas l’empathie pour le lecteur, mais n’est-ce pas le but recherché justement ? J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que First ne contienne pas de scènes horriblement détaillées malgré le sujet et les thèmes abordés : enlèvement, violence physique et psychique, emprise, vengeance… La suggestion est pour moi bien plus forte et l’imaginaire (dont le degré d’importance est laissé au libre arbitre de chacun) tellement plus puissant que des détails crus et sanglants. La fin, ouverte sur une possible suite, est un parti-pris de l’auteure auquel je ne m’attendais pas et qui a constitué une surprise que je vous laisse, bien sûr, découvrir par vous-même.

Pour ce qui est de la forme, je dois reconnaître à Albane Mondétour une écriture bien plus qu’honnête, voire très agréable, un vocabulaire et une expression tout à fait à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un thriller. Il reste quand même quelques coquilles, très peu de fautes d’orthographe, mais pas mal de fautes d’accord, qui représentent l’une des grosses difficultés de notre belle, mais ardue, langue française.

En résumé, je peux dire que c’était une très jolie découverte, un choix que je n’ai absolument pas regretté, même s’il m’a manqué un je ne sais quoi, un tout petit rien, une minuscule étincelle (dans la profondeur de l’étude psychologique des personnages peut-être, ou plutôt dans le manque d’émotions qu’ils peuvent susciter) qui aurait pu en faire une très belle lecture.

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