Joseph et Marine Verdier reçoivent leurs cinq enfants, adultes, pour les vacances d’été. Les retrouvailles annuelles sont pour eux l’occasion de se replonger dans des souvenirs sans cesse revisités.
Dans cette famille, marquée par un conservatisme fort, chaque enfant a su intégrer ou se défaire des conventions, à sa manière : Victoire, s’est réfugiée dans un enthousiasme factice permanent, censé combler une vie où la perfection résonne souvent dans le vide ; Amaury, misogyne congénital, fait peser le poids de son mal-être sur les autres ; Guilhem, soucieux d’être aimé des siens n’hésite pas à taire ses revendications et sa personnalité ; les jumeaux, Rosalie et Clément, exilés à Rome, se débattent avec les stigmates laissés par la désagrégation de l’image parentale ; l’un en refusant de quitter le giron de l’enfance, l’une en peinant à s’avouer heureuse dans une histoire d’amour qui la dépasse.
Dans cette famille où tout se conjugue au singulier, les personnalités contradictoires peinent à s’accorder. Des failles, des non-dits, de la rancœur dans cette famille au sens large, mais un amour inconditionnel. Une saga familiale qui retrace l’itinéraire de chacun dans sa construction personnelle et met en relief la façon dont le conservatisme des uns pèse sur l’émancipation des autres

Ce livre fait partie des finalistes du Prix des Auteurs Inconnus, dans la catégorie Réalisme

Chronique

Voici donc ma septième lecture pour le Prix des Auteurs Inconnus 2017 ! Pour une fois, je n’ai pas grand-chose à vous raconter sur le choix du livre. Pour être honnête, je n’avais pas été emballée par ce livre lors des présélections, mais mes collègues y ont vu quelque chose d’intéressant. C’est donc sans aucune attente particulière que j’ai commencé ce livre.

Comme vous avez pu le constater dans le résumé, nous avons clairement affaire à une histoire familiale. Ce n’est pas le genre de lecture que je lis le plus souvent, mais si j’ai décidé de me lancer dans l’aventure du Prix, c’est bien pour faire des découvertes et sortir de ma zone de confort.

J’ai été vraiment déstabilisée par le fait qu’il n’y ait pas d’histoire linéaire. Je m’explique : d’habitude, je lis une histoire avec un début, des actions ou un développement, et une fin. Ici, la famille se retrouve en vacances au bord de lac d’Annecy, et c’est à peu près ça. Mais en discutant avec une autre chroniqueuse (coucou Amélia), je me suis rendue compte qu’en fait, c’était pas si grave que ça, et que l’histoire était bien présente, même si moins visible qu’habituellement. A partir de ce moment là, j’ai apprécié beaucoup plus ma lecture, preuve que parfois, il suffit de changer d’angle d’observation.

Il faut aimer les romans avec beaucoup de personnages, entre les parents, les enfants, conjoints, petits-enfants, mamie et compagnie, il y a en a plus de 20 ! Heureusement chacun a son caractère, et il est facile de s’y retrouver. Certains nous sont sympathiques dès le départ (pour moi Guilhem et Rosalie par exemple), d’autres sont plus…difficiles à apprécier, comme Joseph ou Amaury, et même Marine, la mère de famille. Au fil des souvenirs, on découvre les blessures qui ont contribué au caractère de chacun. On voit également certains personnages se révéler, ou évoluer, ce qui est plutôt agréable.

Mention spéciale aux nombreuses références à Harry Potter : la potterhead en moi était ravie !

Enfin, concernant le style de l’auteur, je trouve qu’il est plutôt agréable. Toutefois, il y a de nombreuses coquilles dans le texte, que ce soit niveau orthographique, grammatical ou même de la mise en page, ce qui est dommage.

En bref, cette lecture m’a donné du fil à retordre au début, mais j’ai finalement apprécié ma lecture.

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Titre : Forget-me-not
Auteur : Anne-Juliette Debove
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