— Aztèques : Harem, roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP —

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.
Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.
Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.
Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il une cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

Laissez-vous emporter dans un grand voyage, un ailleurs et un autrefois caché au sein d’une civilisation aussi fascinante qu’effrayante.

Chronique :

Ce qui m’a attirée, une fois n’est pas coutume, dans le livre dès que je l’ai vu, c’est la couverture. Je la trouve superbe, très travaillée, et bien malheureusement, c’est assez rare en auto-édition. Cela dit, je n’y apporte que peu d’importance en général, mais c’est un point que j’ai apprécié dans ce roman.

Ce livre, très bien documenté, nous fait suivre Ameyal, jeune fille de chef de village, à l’époque du Mexique Précolombien. Alors qu’elle est en forêt avec son ami, le village se fait violemment attaquer par les Aztèques. Vous pourrez trouver une présentation d’Ameyal, « par Ameyal » sur le site de l’auteur. C’est une très bonne façon d’introduire le personnage dans le contexte du roman, et le point de vue narratif interne de ce court récit donne une authenticité appréciée au reste de l’histoire, qui résonne non plus comme une fiction, mais comme un témoignage. Je vous conseille de lire cette présentation avant le roman, je l’aurai d’ailleurs bien vue en 4e de couverture plutôt que perdue et isolée sur le site de l’auteur.

Un livre scénarisé et passionnant

Eric Costa n’a pas remporté le Speed Dating Amazon au Salon du Livre de Paris (2017) pour rien. Dès les premières lignes, le lecteur est plongé dans l’ambiance : les Dieux, les noms des personnages, les descriptions, tout nous emmène au fin fond de la forêt précolombienne. La plume très visuelle de l’auteur est particulièrement efficace quand il s’agit de mener le rythme comme il l’entend. Les descriptions narratives, parfois longues, ralentissent la lecture et poussent le lecteur à imaginer le décor, mais elles sont entrecoupées par des scènes d’action rapides, courtes, intenses, qui remuent le fil de l’histoire et bousculent les personnages. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer (ou très peu, mais je suis — très — mauvais public quand il s’agit de longues descriptions, il s’agit donc ici d’un avis purement subjectif et très personnel), et c’est très agréable. Ce n’est pas étonnant quand on sait que l’auteur a étudié pendant trois ans la dramaturgie.

L’intrigue, quant à elle, est très bien construite, en deux parties. Dans la première, le lecteur assiste à la vie au village, avant, puis pendant l’attaque. L’occasion de placer les personnages dans le contexte. La seconde partie s’ouvre lorsqu’Ameyal est emprisonnée comme esclave dans le palais du Maître. Ici débute un huis clos passionnant, dans lequel est mis en scène le désespoir de la jeune femme, embrigadée, souvent malgré elle, dans les intrigues politiques qui sévissent au sein de la demeure aztèque. La hiérarchie est stricte dans le harem. Les esclaves, comme les concubines possèdent des codes sociaux très marqués, et Ameyal devra vite apprendre à les respecter.

Un esclavage pas assez cruel ?

Fascinée par l’histoire de l’Afrique et celle de l’esclavage, c’est avec une hâte particulière que j’ai ouvert ce livre. Même si nous sommes ici emmenés sur un continent voisin, je bouillais d’impatience de découvrir le destin d’Ameyal. Je dois dire que si la technique littéraire m’a emballée, et que l’histoire m’a beaucoup plue, je suis restée un peu sur ma faim quant à la profondeur des personnages. Je trouve, mais là encore c’est tout personnel, que les personnages sont trop lisses.

Le personnage principal est enlevé à son village entier, vit des choses qui suffiraient à rendre fou quelqu’un d’à moitié moins résistant qu’elle, mais elle n’en fait que peu mention. Certains passages sont seulement suggérés, à tels points que l’on peut se demander s’ils ont vraiment eu lieu ou non. Et même s’il s’agissait de décrire des scènes violentes et douloureuses, le contexte l’aurait autorisé. Il m’a manqué le côté foncièrement cruel de l’esclavage, son côté gratuit. Même les inimitiés ne sont qu’effleurées. Je pense qu’en un sens, il manque de l’intensité dans les rapports humains.

Mais tout ça n’empêche pas que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, et que j’attends la suite avec impatience. La chute est prévisible dès le début de la lecture, mais c’est le cheminement qui est intéressant. Surtout, le lecteur se demande quel chemin prendra le destin d’Ameyal. Et si Regard de Jade saura libérer la cheffe qui est en elle.

Infos Pratique :


Date de sortie : 10 février 2017

Auto-édition 

Prix du format broché : 11.98€ chez Amazon

Prix du format numérique : 2.99€ chez Amazon

Site de l’auteur : https://costaeric.wordpress.com/

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

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