Tout ce sang qui coule aux pieds de Walker. La question n’est pas de savoir qui est ce cadavre avec une balle dans la tête. Non. La bonne question est : qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ? Les souvenirs sont flous, mais ce qui est sûr, c’est que de longue date, Walker ne croit plus au Père Noël. Et vous ? Vous y croyez encore ?

Après Joël Dicker, Eric Tourville et plus récemment Marc Voltenauer, je continue ma découverte des auteurs suisses avec Nicolas Feuz, présent lui aussi à Fargues l’année dernière. « Horrora borealis » m’avait été chaudement recommandé par plusieurs personnes et c’est donc tout naturellement que mon choix s’était porté sur ce titre.

Walker, désorienté et en partie amnésique, se sent épié et filé, et pour échapper à son poursuivant, il entre dans l’enclos d’un festival de musique où des crimes vont avoir lieu. Parallèlement, Marc Boileau, flic en fin de carrière, attend un coup de fil de l’hôpital où son épouse est en train de subir une opération. Retour dans le passé : Rolf emmène sa femme Sandra, et ses enfants, Samuel, Alicia et Quentin en vacances en Laponie. Quel est le lien entre toutes ces personnes ? Et surtout, que s’est-il réellement passé en Laponie ?

Si je vous dis que j’ai littéralement avalé ce thriller en deux jours, vous comprendrez à quel point j’ai été prise par l’histoire. L’intrigue est passionnante et nous réserve de nombreuses surprises, grâce notamment à une construction au cordeau. L’alternance des chapitres qui se déroulent de nos jours avec ceux qui nous font revenir quelque temps en arrière pour nous conter et nous expliquer ce qui est arrivé en Laponie est parfaitement maîtrisée et ménage beaucoup de suspense.

Dans ce roman, thriller mais aussi policier, voire parfois horrifique parce que finalement assez gore, Nicolas Feuz nous mène en bateau, tisse lentement la toile dans laquelle il nous enferme et, même si la crédibilité n’est pas vraiment à l’honneur, vous savez quoi ? je m’en fiche ! L’important est que j’ai passé un très bon moment : un dépaysement certain (on ressent très bien l’ambiance crépusculaire et le froid polaire de la Finlande) et une fascination (morbide je l’avoue) pour cette histoire terrifiante dont, bien sûr, on ne connaîtra le fin mot qu’à la toute fin. Une pure lecture-plaisir, glaçante, dont la clef se trouve en Laponie… n’oubliez pas de bien vous couvrir !

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