Fred a un physique banal et les poches trouées. Il n’arrive pas à garder une fille plus de trois semaines et sort de prison. Pour couronner le tout, c’est le jour où il essaie de se foutre en l’air qu’il apprend qu’il est immortel. Fred n’a pas de chance. Jean, lui, est flic. Il pensait avoir tout vu après trente ans passés a la Crim’. Mais voilà qu’un beau jour, un de ses cadavres se paye le luxe de se tirer de la scène de crime. Pour lui c’en est trop et il est bien décidé à le retrouver. Il ne manquerait plus qu’il parte en retraite avec une affaire non élucidée…

Chronique

J’ai vu passer ce livre à l’époque où l’autrice était encore éditée par Dreamcatcher, et qu’elle avait partagé un stand dans un salon avec Dorian Lake ( éditions Noir d’Absinthe). Ce dernier était rentré avec Immortel Ad Vitam dans ses valises, et en avait dit le plus grand bien. Depuis ce temps, ce livre était dans ma LAL (Liste à Lire).  Dreamcatcher fermant ses portes, il fallait pour ce livre un nouvel éditeur, c’est donc Noir d’Absinthe qui a récupéré ce roman.

Et que dire de ce roman, si ce n’est que c’est un petit bijou !
Au premier abord, l’histoire semble sombre, mais finalement, portés par l’histoire et la plume de Cécile Pommereau, on s’éloigne de cette noirceur pour partir en quête de réponses. Comment Fred est-il devenu immortel ? Comment gérer ce nouvel état ?
Avec l’aide de Jean, ancien policier, ils vont mener l’enquête et explorer les pistes pour tenter de comprendre ce mystère.

J’ai beaucoup aimé les personnages, surtout les deux personnages principaux, Fred et Jean.
Fred a perdu toute raison de vivre lorsqu’il sort de prison : plus de copine, sa mère a coupé les ponts, rien ne le retient ici. Il touche le fond, puis, malgré tout, il retrouve des raisons de sourire.
Jean connaît également une belle évolution. Chef d’unité de la police, un peu réac sur les bords, il n’a de contact qu’avec son équipe et ne vit que par son travail. Sa mise à la retraite forcée le pousse à poursuivre son obsession à propos de Frédéric Brinsec, ce mystérieux type qui devrait être mort, mais qui ne l’est visiblement pas.
La narration alterne, et ça nous permet de mieux comprendre ce qui se passe dans leur tête réspective, c’est un choix très intéressant.
Les autres personnages qui apparaissent ont chacun leur caractère, et j’aime bien le fait que chacun soit individualisé, et qu’ils ne réagissent pas tous de la même manière au problème auquel ils sont confrontés.

La relation entre les deux hommes est magnifique. Au fil des jours, des semaines ou des mois, ces deux blessés de la vie vont s’apprivoiser, devenir amis, voire même plus que ça.
Je ne m’attendais pas à ça en lisant les 10 premières pages ( le roman participe au Prix du Cercle Anonyme de la Littérature, en catégorie Imaginaire, j’ai donc lu les 10 premières pages dans le cadre des présélections), et je dois dire que c’est une agréable surprise. Alors que je pensais lire un roman sombre j’ai découvert un roman assez lumineux, et même si ce n’est pas le but du livre, c’est un roman qui fait du bien.
L’écriture de Cécile Pommereau y est aussi pour quelque chose. En effet, l’autrice a un style fluide et très agréable, et les touches d’humour noir disséminées par-ci par-là apportent un vrai plus et un sentiment de légèreté. Ce n’est pas un livre qui se lit, c’est un livre qui se dévore. Je n’ai pas vu défiler les pages, et le seul commentaire négatif que j’ai à émettre c’est que le livre est trop court ! J’espère que Cécile Pommereau nous réserve de belles surprises et d’autres écrits dans cet univers.

Cet article m’a été envoyé par l’éditeur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page À Propos, du site

Pour acheter ce livre :

Titre : Immortel Ad Vitam
Autrice : Cécile Pommereau
Editions : Noir d’Absinthe
Sortie le 01/09/2018

Achat sur le site de la maison d’édition

Achat sur Amazon

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :