Des années que Stéphanie et sa fille subissent les sévices permanents, les coups et les humiliations de Brian Brincks. Endoctriné dans une secte masochiste qui élève le masculin au rang de divin et le féminin au rang d’impur devant être purifié par le sang. La peur du sacrifice rituel de sa fille la sort de sa torpeur et elle s’enfuit avec elle, abandonnant mari et fils, pour se réfugier dans un petit village du Vercors.
Elle se croit en sécurité à l’abri des montagnes, surtout depuis l’annonce du massacre de la secte lors d’un incendie ravageur. Mais le passé est tenace et revient toujours chercher son dû.

Chronique :

Bientôt un an qu’IVM traîne au fond de ma Kindle. Katia Campagne, je ne la connais pas vraiment. Je la connais à travers le magazine « Adopte un Indé », qu’elle avait lancé il y a quelques mois, et qui a été stoppé depuis. J’entends beaucoup parler d’elle dans la sphère des auteurs indépendants, et j’ai tous ses livres dans ma liseuse. Mais je n’avais pas encore sauté le pas de lire un de ses ouvrages. C’est chose faite. Et j’y ai sauté à pieds joints.

« In Venis Meis », c’est l’histoire de Stéphanie Brincks et de sa fille, Eleane. Fuyant le Canada et un mari violent embrigadé par une secte qui met le masculin au-dessus de tout et relègue le féminin au rang d’Impure, elle s’installe dans un petit village de France, dans la campagne du Vercors. Pensant son fils Allan en sécurité auprès de son père, puisque ce dernier ne l’a jamais touché, elle le laisse en Nouvelle-Écosse.

Bien des années plus tard, elle apprend que la secte a été décimée par un énorme incendie lors d’une réunion rituelle, et qu’il n’y a aucun survivant, pas même son mari ni son fils. Elle commence enfin à se sentir en sécurité. Sa fille Eleane, quant à elle, se remet doucement de la mort de son frère. Un peu à l’écart des jeunes de son âge, elle se balade avec sa seule amie quand ils font la rencontre d’un adolescent qui vient du Canada, et dit se nommer Andrew. Curieusement, il vient de la même ville qu’Eleane et s’intéresse de près à la jeune fille, qui n’y est pas insensible.

Un thriller glaçant, une plume efficace

Ce premier tome est passionnant. La cruauté du mari de Stéphanie, les sévices qu’elle subit, au même titre que sa petite fille sont racontées avec une authenticité qui glace le sang. Le roman est rythmé, et nous embarque complètement dans l’univers de l’auteure. Le récit démarre sur les chapeaux de roue, et l’on passe d’une ville cossue où la peur et la douleur sont quotidiennes à un petit village montagnard où il fait bon vivre et où tout va bien mieux. Du moins en apparence.

Cet opus est loin d’être un huis clos, pourtant on se sent enfermé dans les lieux dessinés par les mots de Katia Campagne. J’ai un peu décroché à l’introduction du fantastique. Ce livre m’a beaucoup fait penser au Miroir du Damné. L’élément surnaturel arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, mais donne en même temps une dimension supplémentaire au récit.

Désespoir, peur, courage, amour, chaque sentiment est mis en relief par une plume vraie, authentique et simple malgré quelques coquilles restantes (il y a eu une correction depuis, je pense que j’ai l’ancienne édition). L’histoire flirte avec l’horreur, s’insinue dans le thriller et embrasse le fantastique du bout des lèvres, comme à regret. Un livre à lire le soir, tard, dans son lit, durant les longues nuits d’hiver, rien que pour le plaisir de frissonner au moindre bruit.

 

Infos Pratiques :

Date de sortie :  15 mai 2015

Auto-édition

Prix du format numérique : 0.99€ chez Amazon

Prix du format broché : 15.99€ chez Amazon

Site de l’auteur : http://katiacampagne.wixsite.com/katiacampagne

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