Dans le cadre du salon de Tulle des 19 et 20 mai derniers, j’ai interviewé l’organisatrice et les 15 auteurs présents et je me propose donc de partager avec vous les quelques informations que j’ai glanées.

Aujourd’hui, c’est au tour de Nicolas LE BRETON de répondre à mes questions.

L’auteur, passionné de la ville de Lyon et de son histoire, y exerce en tant que guide-conférencier depuis 20 ans. Plusieurs des histoires contées dans ses livres s’y déroulent.

nicolas le breton1/ Si tu devais te définir en 5 mots ?

Rêveur, iconoclaste, décalé, tenace, « in-complet »

2/ Si tu pouvais obtenir un super-pouvoir, lequel serait-ce et pourquoi ?

Je voudrais maîtriser la gravité, parce que c’est aussi la maîtrise du temps et donc le pouvoir absolu sur l’univers. Comme ça je pourrais percer l’énigme universelle et bouger les fesses de l’humanité !

3/ Quand as-tu commencé à écrire et comment y-es-tu venu ?

J’ai fait un essai de roman à l’âge de 13 ans, mais j’ai réellement commencé en 97 après mon mémoire de maîtrise. C’est Michael Moorcock qui m’a vraiment donné envie d’écrire.

4/ Quelles sont tes références en matière de littérature et de cinéma ?

Moorcock donc, mais aussi Frank Herbert, Tolkien et Irving pour la littérature. J’aime aussi beaucoup la BD, Valérian par exemple et Alan Moore. Quant au cinéma, j’apprécie David Lynch et Christopher Nolan entre autres.

5/ Penses-tu qu’un bon auteur s’inspire nécessairement de son vécu ?

Oui mais pas de manière directe. Il faut que ça passe par le subconscient. Parfois, on peut s’apercevoir que ça correspond à son vécu. Le processus créatif vient de l’intérieur mais se nourrit de l’extérieur.

6/ Comment s’imposent tes personnages ? Certains sont-ils inspirés de proches, de connaissances ?

Ils s’imposent par des conflits intérieurs. Un conflit s’incarne tout d’abord par un dialogue, et ensuite je bâtis un synopsis. Mes personnages naissent via le dialogue ou via une perception. Après, je brode autour mais j’aurai capté l’essence principale du personnage.

7/ Combien de livres as-tu à ton actif et quel est ton préféré ?

J’en ai écrit 6 à ce jour. Mon préféré est « Sherlock Holmes aux enfers » mais c’est sans doute le plus ambitieux… et donc le moins « commercial ».

8/ Qu’as-tu envie de transmettre (dans le sens procurer) à tes lecteurs ?

J’aimerais qu’ils arrivent à capter la complexité et l’essence de la vie, ou du moins rendre cette complexité plus visible.

9/ Que dis-tu à des lecteurs pour leur donner envie de te lire ?

« Lâchez votre quotidien ! Vivez d’autres vies ! »

10/ As-tu des rituels d’écriture, des habitudes, des moments particuliers ?

Je commence toujours sur papier. Je jette mes idées, les grandes lignes de mes persos, le plan, des bribes de dialogues… J’écris plutôt le matin ainsi que de 17h à 20h. Je travaille sur le synopsis, par petites touches. Je suis plus architecte que jardinier.

11/ Et la lecture alors, est-elle toujours présente et ton œil a-t-il changé sur les écrits des autres ?

Bien sûr ! Je lis beaucoup pour me documenter mais aussi des romans, des essais historiques… cependant je choisis un genre différent de celui que je suis en train d’écrire. Mon œil a changé sur la technique oui. Cela permet d’approfondir le regard et on apprécie d’autant plus les grandes œuvres.

12/ Avec qui aimerais-tu ou aurais-tu aimé écrire à 4 mains ?

Je ne suis pas sûr de pouvoir le faire un jour… Il faut être très complémentaire, se plier à une vision commune et même à une discipline commune. Ce doit être difficile.

13/ Peux-tu nous parler du livre en cours d’écriture et de tes projets littéraires ?

J’ai en vue 2 romans : 1 commandé par ma maison d’édition, un autre « projet secret » ainsi qu’un projet personnel de plusieurs nouvelles et romans.

14/ Quelle est la question que tu aimerais qu’on te pose et qu’on ne te pose jamais ?

« Est-ce que vous voulez bien que je subvienne à vos besoins jusqu’à la fin de votre vie pour que vous puissiez vous consacrer à l’écriture ? » Réponse : OUI !!!

nicolas le breton15/ Et pour finir, une question subsidiaire : slip, caleçon ou boxer ?

Caleçon. Le «scénario» doit être tenu mais l’«écriture» doit pouvoir s’exprimer 😀

Merci Nicolas, de t’être prêté au jeu ! 

Site de l’auteur : http://histoiresdecalees.com/

Très bientôt, c’est Maud Mayeras qui passera au grill.

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