Placée dans un orphelinat insalubre, Eartha attend que le temps passe, tentant de conserver ses souvenirs malgré les « nettoyages » successifs. Le jour de ses quinze ans, son chat, Gremlin, lui apporte un message de son père, le Luthier. Elle est emportée dans un étrange jeu de piste historique, magique et surtout dangereux. Elle devra toutefois déjouer la surveillance intrusive des drones et des caméras qui quadrillent la ville.Parviendra-t-elle à retrouver son père et ses souvenirs ?

Le 13ème alto est le premier. Le premier tome de la série La fille du Luthier, le premier roman de Sienna Pratt, et également le premier roman d’Over Dark Editions. Il est donc normal que vous ne connaissiez ni l’autrice ni le label, mais il faudra vous y habituer : Sienna Pratt n’a pas fait les choses à moitié, et elle va nous proposer différents romans dans les prochains mois. Amateurs d’Imaginaire et de livres « jeunes adultes » à message fort, suivez les !

Le 13ème alto

Tout d’abord, j’aimerai mentionner la magnifique couverture réalisée par Nicolas Jamonneau. Rendre aussi bien les détails dans une couverture en noir et blanc est un exercice délicat, les touches de rouge, judicieusement placées rendent le tout très impactant.

Parlons du roman à présent.
Dans un univers dans lequel tous les loisirs ont été proscrits afin de faire des êtres humains de bons petits pions travailleurs, être luthier, comme le père d’Eartha, est un acte de rébellion. Bien évidemment, le gouvernement qui prône le lavage de cerveau dès le plus jeune âge a emmené la jeune fille loin de son père, dans un orphelinat glauque.  Toutefois, l’adolescente, aidée de son chat Gremlin, parviendra à s’enfuir. Mais son père a disparu !
Commence alors un jeu de piste pour trouver son père et le fameux treizième alto !

Ce livre alterne deux trames narratives, celle d’Eartha dans un XXème siècle très différent du nôtre, et celle d’Antonio à Crémone au XVIIème siècle. J’ai beaucoup aimé cette alternance d’époques et de personnages, qui est très bien réalisée et qui nous donne envie de dévorer le livre encore plus vite !

Je suis assez difficile quand je lis des livres à narrateurs multiples. Ca m’agace de ne pas savoir qui fait quoi et quand. Heureusement, ici ce n’est pas le cas.  Chaque chapitre reprend le narrateur, le lieu et l’époque, impossible de se perdre.

Les ambiances sont d’ailleurs très différentes. Sienna arrive à dépeindre aussi bien le Confluent moderne, sombre et déprimant que la joyeuse Italie de la Renaissance. Peu importe l’époque et le lieu, l’immersion est facile et naturelle. On déjoue les drônes, on se cache avec Eartha, on découvre, on travaille le bois avec Antonio.

J’ai également apprécié découvrir les personnages. Eartha, Antonio, Andrea, Alec… chacun avec ses forces, ses faiblesses. Je les ai trouvé assez cohérents. Je regrette toutefois qu’Alec n’ai pas eu un rôle plus important que celui d’accentuer l’horreur et de contextualiser l’histoire d’Eartha.

Et que dire de la quête ? J’adore ce jeu de piste géant, à la rencontre de son histoire, de l’Histoire, de découvertes en découvertes.

En fait, je n’ai qu’un seul regret… il faut attendre le tome deux !

 

En bref

Autrice : Sienna Pratt
Titre :  La fille du Luthier tome 1 : le 13ème alto
Editions :  Over Dark

Pour vous le procurer, c’est par ici !

 

 

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