Rien ne peut expliquer pourquoi Ary se réveille dans un monde où les humains se sont volatilisés du jour au lendemain, sans trace de lutte.Pas de guerre, pas d’épidémie. Effondré, il erre jusqu’à trouver un rescapé aussi désemparé que lui. Décidés à élucider ce mystère improbable, Ary et Pier partent sur les routes à bord d’un bus transformé en studio de radio. Ils espèrent que leurs messages seront entendus afin de trouver d’autres survivants. Et, peut-être, comprendre comment cette Grande Disparition a pu se produire. Une Grande Disparition synonyme de la fin d’un monde où tout est à réécrire, à réinventer et à vivre.

Si vous avez lu les écrits précédents de Brian, il ne faut surtout pas vous attendre à vous retrouver en terrain connu car on est là dans un registre totalement différent.  Et si vous ne le connaissez pas encore, n’attendez pas non plus un récit post-apocalyptique classique avec de la peur, de la violence et des survivants prêts à tout. Car sur un postulat de départ certes déjà vu, l’auteur arrive à sortir du lot et à produire un genre de road-trip aux accents philosophiques. Et cette histoire apparaît plus comme un conte fantastique à la poésie quelque peu surannée mais tout à fait délicieuse que comme un survival post-apo.

Car on est toujours plus ou moins à la frontière du rêve dans les écrits de Brian Merrant. Ce qui introduit des personnages loufoques et pittoresques, des situations insolites et inédites, des dialogues absurdes et parfois irréels. C’est l’une des forces de l’auteur. Son côté rêveur, perché, voire complètement barré.

L’ensemble est, de plus, bourré d’humour, avec de nombreux jeux de mots et des formules truculentes et drôles. Rien que les plaisanteries sur les prénoms valent le détour. Enfin le texte nous pose des questions et nous mène à la réflexion, sur la société, le monde du travail, l’amitié, l’humanité, la vie, son sens et son but…

Un nouveau roman très différent donc… hormis en ce qui concerne la plume, riche, fine, littéraire, recherchée, de grande qualité.

Je n’aurais à déplorer qu’un petit bémol, mais vraiment tout petit, un passage que j’ai trouvé un peu longuet, celui concernant le Marquis, ce qui ne m’empêchera aucunement de lire la suite avec grand plaisir.

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