S’il parle, il la détruit. S’il se tait, il se détruit. Et vous, que feriez-vous ?
Depuis toujours, Livia rêve d’une énorme soirée pour ses 40 ans ; et Adam, son mari, met tout en oeuvre pour que la fête soit inoubliable. Il s’organise pour que leur fille Marnie vienne exprès de Hong Kong – ce sera une surprise pour Livia.

Quelle belle découverte j’ai pu faire là grâce aux éditions Hugo Romans et à la plateforme NetGalley que je remercie ! Voilà déjà un moment que les livres de cette auteure me faisaient de l’œil au vu de tous les bons retours que j’avais pu voir défiler sur les différents groupes de lecture, et je n’ai pas été déçue le moins du monde par Le dilemme.

Je me suis régalée d’un bout à l’autre avec cette histoire, qui n’est pas un thriller je le précise, mais un drame familial et psychologique intense. Un roman à deux voix, mettant en scène à chaque chapitre et tour à tour Livia et Adam, au présent et à la première personne, ce qui permet de se sentir quasiment à la place de chacun. Le couple s’aime depuis très longtemps et a déjà surmonté bien des soucis, mais là il va se trouver confronté à un nouveau type de problème, celui du dilemme : parler ou se taire, protéger ou détruire.

L’analyse psychologique des personnages est très fouillée et bien sûr omniprésente tout au long du roman. Tout est décortiqué : les pensées, les questions, les soupçons, les peurs. Chacun garde secret un élément important, chacun se pose des questions, dans un sens, puis dans l’autre. Et si je lui dis ? Et si je me tais ? Quelles vont en être les conséquences ? En jeu : les sentiments et l’amour de leur conjoint, de leur famille. Les secrets et les non-dits créent des situations difficiles tout en induisant les autres protagonistes en erreur, et nous par la même occasion.

Le tout est très bien orchestré et surtout distillé à petites touches. J’ai accroché dès les toutes premières pages grâce à cette technique qui consiste, au détour d’une phrase anodine, à nous livrer un élément, voire seulement un bout d’élément qui attise la curiosité et engage à poursuivre la lecture. L’auteur jette de temps à autre un indice, une miette, un os à ronger et c’est parfois même carrément énervant car on ne peut s’arrêter là tellement on a envie de savoir, tellement le cerveau est mis en surrégime par toutes les questions que l’on se pose. J’avoue que j’ai trépigné plus d’une fois, mais que j’ai adoré cette façon de harponner le lecteur, de l’allécher tout en en dévoilant le moins possible. Ça confère au roman un suspense constant et relance en permanence l’intérêt.

Vraiment, c’est du grand art et j’ai hâte de lire les autres œuvres de B.A. Paris !

#LeDilemme #NetGalleyFrance

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