Marion Dell, auteure de thrillers adulée, accepte de revenir sur le devant de la scène à l’occasion de la sortie de son dernier roman. Alors qu’elle revient d’une séance de dédicaces à la librairie de sa ville, elle et sa secrétaire sont attaquées en pleine nuit dans leur maison. Marion réussit miraculeusement à échapper à son agresseur. Pour l’inspecteur Jack Whitlow, tout accuse un individu que l’on surnomme le fétichiste, qui s’introduit chez ses victimes pour les droguer et se livrer à des attouchements. Personne n’a jamais pu le décrire, Marion Dell est la seule à pouvoir l’identifier. Seul problème : elle est aveugle !

En premier lieu, je tiens à remercier Évidence Editions pour m’avoir procuré ce livre de Michael Fenris, auteur que je suis depuis son premier roman. Je l’ai reçu juste avant l’interruption du service postal et il m’a accompagné durant les tout premiers jours de mon confinement.

Alors je ne vais pas vous faire languir et vais aller directement à la conclusion, quitte à ne vous offrir aucun suspense : celui-là n’a pas dérogé à la règle et est conforme aux précédents : il est tout simplement excellent !

Cette fois, il s’agit d’un policier, ce qui n’est pas nouveau dans l’oeuvre de l’auteur, puisqu’il en avait déjà « commis » un, je veux parler de « Diamants sur Macchabées ». Cependant, si « Diamants » était un polar à l’ancienne, années 40, ambiance noir et blanc, saxo, fumée de cigarettes, grosses bagnoles, bagarres et fusillades, « Le fétichiste » ne se situe pas du tout dans la même veine. Nous avons affaire là à un policier actuel, mâtiné de thriller dans ses débuts, mais qui devient pur thriller dans son troisième tiers.

Le sujet est assez classique, un personnage principal écrivain, un témoin aveugle, mais Michael Fenris a su en tirer le meilleur parti grâce à son imagination fertile et surtout à son grand talent de conteur. La trame est impeccable, l’intrigue parfaitement ficelée, l’enquête rondement menée et la troisième partie, très angoissante, nous offre un suspense impressionnant, ne serait-ce que par sa durée.

Que dire d’autre, sans déflorer l’histoire, sinon que je me suis sentie assez proche de Marion, non par la cécité, heureusement, mais par une autre de ses caractéristiques. Je n’irai certainement pas jusqu’à dire que je souffre, comme elle, d’hyperosmie, qui empêche toute vie « normale » aux personnes les plus gravement atteintes, mais d’une hypersensibilité aux odeurs, très désagréable et qui me mène parfois aux portes de la nausée. Bon j’avoue qu’en ce moment, c’est plus souvent le contraire : étant enfermée chez moi seule, je suis plutôt gênée par les effluves de cuisine orientale émanant de chez ma voisine, qui ont tendance à me mettre l’eau à la bouche, se révélant une véritable torture quand je n’ai qu’un bol de bouillon à ma disposition. Mais je m’égare…

Pour en revenir à cette lecture, je me dois de souligner, une fois encore, la belle écriture de l’auteur et de préciser que j’ai adoré le final.

Une chose est sûre : quel que soit le genre dans lequel il écrit, Michael Fenris ne me déçoit jamais !

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