AVERTISSEMENT !
Ce livre comporte des scènes érotiques particulièrement explicites.
L’auteure les destine à un public majeur.
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Novella érotique

Antoine a fini par m’avoir, à l’usure. Après deux ans d’un manque cruel, j’accepte enfin de renouer avec le Ginger. L’appréhension est bien présente. Me suis-je tenue éloignée trop longtemps des circuits libertins ? Quelles seront mes sensations ? Que révélera son regard ?

Je n’y croyais plus. Sélène me fait l’honneur de sa compagnie, un privilège que rien ne saurait gâcher. Le goût exquis de nos souvenirs communs transforme ces heures d’attente en véritable torture. Je n’ignore rien de ses craintes, de sa réserve, et ferai tout pour les dissiper.
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Une immersion en sauna libertin qui vous incitera peut-être à franchir le pas.
Avertissement (bis) : livre dédié au frisson, les scènes de sexe prédominent.
(romance 20%, érotisme 80%)

Chronique :

Vous le savez, je lis de tout. Y compris de l’érotique. »Le Goût du Ginger » est arrivé récemment dans ma liseuse, et je l’ai lu entre deux livres plus épais et moins « légers ». Comme l’auteure le précise dans le résumé, c’est une novella. Comprenez que c’est une « grosse » nouvelle (86 pages). Autant le dire tout de suite, le terme « érotisme » peut être trompeur, et il est important pour celles et ceux qui n’ont de l’érotisme qu’une expérience légère à la « Harlequin », de bien lire l’avertissement de l’auteure. Nous sommes ici loin de la pornographie, mais les scènes sont très explicites. Des scènes de sexe, décrites sans aucune vulgarité, mais des scènes de sexe quand même.

Antoine et Sélène ont pris l’habitude de se retrouver en club libertin, mais leurs échanges ont stoppés il y a un peu plus de deux ans. Jusqu’au jour où la jeune femme décide de renouer avec la volupté du Ginger. Bon, l’histoire n’est pas transcendante, mais soyons honnêtes, ce n’est pas le but du livre. Si un effort est clairement fait pour souligner le plaisir féminin, nous restons ici dans un schéma classique de relation homme-femme, où l’homme guide la pauvre demoiselle qui doute. Demoiselle superbe, évidemment, même si une vilaine cicatrice, qui n’était pas là deux ans avant, est apparue. Homme superbe, évidemment, qui n’a aucun mal, après deux ans d’absence, à renouer le contact physique avec sa dulcinée de club. (En même temps, je suis d’accord, si il avait échoué, il n’y aurait pas eu de livre, du moins pas érotique. ) Il s’agit là de mon principal problème avec les « romances », ou du moins celles qui s’étiquettent de cette manière depuis quelques dizaines d’années. Qu’elles soient traditionnelles ou érotiques n’est pas le problème. Qu’elles soient bien écrites, ou non, non plus. Mon problème, c’est que des femmes comme Sélène, et des hommes comme Antoine, il n’y en a pas à tous les coins de rues. Et même sans avoir d’expérience de ce genre de lieu, je suis prête à parier gros qu’on y trouve bien plus de femmes, mais aussi d’hommes, de toutes les morphologies et de tous les styles, que de Venus et d’Apollon. Je vous ferai grâce de mes commentaires sur la couverture.

Malgré cet accro, le récit est agréable à lire. Je vais être franche, j’ai été beaucoup plus réceptive en lisant « Les plaisirs secrets de la Belle-Epoque » d’Anna Kriakovna. Mais « Le Goût du Ginger » est plaisant. L’écriture est jolie, le concept du récit est intéressant, puisqu’on suit les points de vue croisés des deux personnages. Nous pouvons donc suivre les deux côtés des émotions, et des sensations, ce qui contrebalance un peu ce que j’ai dit plus haut. Techniquement parlant, l’écriture est bonne. Un très bon niveau d’orthographe et de syntaxe, pas d’incohérence, rien à dire de ce côté là. Reste que comme je l’ai dit, l’intrigue est assez légère. Et même si, oui, on ne s’attends pas à une histoire de folie quand on choisit un livre érotique, j’apprécie d’autant plus quand ils sont un peu plus travaillés. D’autant qu’il y avait ici matière à faire une histoire plus rugueuse. L’idée est bonne, et même si j’oubliais le côté « presque parfait » des personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, je suis certaine que l’auteure a les capacités de retravailler l’intrigue pour en faire quelque chose de plus corsé, avec plus de saveurs et de sens. L’érotisme n’en serait que plus piquant. En résumé, un très bon choix si vous cherchez uniquement le frisson. Un peu trop léger, si, comme moi, vous êtes un peu plus cérébral(e).

Infos pratiques :

Date de sortie : 11 juin 2017

Auto édition

Prix du format numérique : 0.99€ chez Amazon

Prix du format broché : 8.99€ chez Amazon

 

 

 

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