Sur les berges du Devil’s Lake, Alberta, Canada, Camille trouve par hasard le corps d’une adolescente, juste avant les grands froids et l’arrivée de la neige. Le choc est immense. Pourquoi Claire Caine est-elle morte ? Et qui l’a sauvagement assassinée ? L’enquête d’Irma et Adriel, aidés de Warren Kay, le beau flic natif, se déroule cette fois dans une réserve autochtone du Canada. Cette histoire mâtinée de légende indienne pourrait vous donner des frissons dans le dos, tout comme la brume glaciale du Devil’s Lake, ce petit matin de novembre…

En tant qu’inconditionnelle d’Azel Bury, auteure parmi mes chouchous chez les auto-édités, je n’ai pu que me réjouir d’avoir eu la chance de faire partie de ses bêta-lecteurs et je l’en remercie. Depuis le temps que j’attendais de pouvoir me replonger dans les aventures d’Irma et Adriel, pas question de bouder mon plaisir !

Après nous avoir emmenés en Ecosse avec « La Baie des morts » et au Brésil avec « Orisha song », nous voici maintenant au Canada, dans une réserve indienne où les légendes ont la peau dure. Irma y a été appelée par son amie Camille à la suite de sa découverte du corps d’une adolescente. Flairant un possible sujet digne de leur émission « Au delà de l’au-delà », Irma entraîne avec elle son collègue photographe Adriel afin d’y mener une enquête.

Dans ce nouvel opus, le duo de reporters partage la vedette avec Warren Kay, un policier natif qui officie au sein de la réserve indienne. Il rajoute sa voix à celles de nos héros dans l’alternance de chapitres et leur vole pratiquement le premier rôle. Son personnage est fouillé, sa psychologie intrigante et complexe. Irma et Adriel sont toujours aussi attachants, leurs personnalités ne cessent d’évoluer et à chaque épisode, on en apprend un peu plus sur eux.

Une fois encore l’intrigue est liée à des légendes et à des phénomènes paranormaux et tout y est habilement mêlé. L’auteure sait nous envoûter, nous immerger dans la brume du lac, nous faire frissonner et même rire et sourire avec un récit non dénué d’humour.

La plume, simple et enjouée, n’est pourtant en rien simpliste et nécessite sûrement plus de travail qu’on n’en a l’impression de prime abord. Fine et délicate elle se fait parfois poétique et nous emmène dans l’histoire dès le départ.

Azel Bury est décidément très forte et je vous incite ardemment à vous procurer ce roman qui est pour moi un nouveau coup de cœur. Nulle obligation de lire les deux premières enquêtes au préalable (même si c’est toujours mieux), et pour ceux qui ne la connaissent pas encore, si le genre ne vous attire pas plus que ça, sachez que cette auteure ne se limite pas au suspense fantastique mais a aussi écrit avec brio une romance (De l’amour et des anges), un petit chef-d’oeuvre d’humour noir (la femme qui tua Stephen King), une comédie romantique (De l’amour comme s’il en pleuvait) et même des nouvelles (la maison de poupées). De quoi plaire à tout un chacun !

 

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