À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour. Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau…

Quelle déception que ce livre qui avait pourtant titillé ma curiosité lors des présélections pour le Prix des Auteurs Inconnus sans pour autant faire partie de ma liste !

Dans un genre oscillant entre uchronie et fantastique traitant de mondes parallèles, je m’attendais à des surprises, du suspense et un peu d’action mais le postulat de départ, s’il veut soulever un louable sujet, n’amène en fait qu’un récit meublé d’intrigues politiques qui brille surtout par la longueur de ses dialogues. Dialogues qui, en plus de s’éterniser, sont plats et peu vraisemblables.

Les personnages, caricaturaux et sans aucune profondeur ne m’ont pas semblé crédibles. La couverture n’est, selon moi, pas en rapport avec le sujet du livre.

Quant au style, il ne m’a pas convaincue non plus : simple, trop sec, trop scolaire, peu travaillé, à la conjugaison parfois aléatoire, il aurait mérité d’être enrichi et développé.

 Je n’ai malheureusement rien aimé dans cette lecture au cours de laquelle je me suis ennuyée à mourir, bien qu’elle ait été courte (Dieu merci !).

5 Réponses

  1. Bruno Sanna

    Ça c’est cash, j’adore. Votre chronique a le mérite d’être carrée jusqu’au bout. De l’écriture jusqu’à la couverture, tout est à jeter. C’est ma propre fille sur la première de couverture. J’avais envie de lui faire plaisir. J’espère que vous ne la trouvez pas moche…
    Curieusement, j’adhère à toute votre critique. Habitué à écrire des chanson, je suis auteur-compositeur, c’était mon premier roman.
    Je prends en compte vos critiques qui me serviront pour le prochain. Merci Sophie et promis, sans rancune.

    Bruno Sanna.

    Répondre
    • Sophie Ruaud

      Je suis vraiment désolée de n’avoir rien trouvé de positif à en dire si ce n’est sur l’intention et le sujet. D’habitude, je ne fais pas de retour quand je n’aime pas un livre, mais en tant que jurée pour le Prix j’y suis obligée. Cependant, je ne mettrai pas ce commentaire sur Amazon car ce n’est pas mon rôle de descendre les auteurs et je préfère me taire. De même que je ne l’ai pas partagé dans tous les groupes de lecture où je suis pour les mêmes raisons. D’un autre côté, je ne crois pas avoir dit que tout était à jeter. N’oubliez pas que nous avons tous des goûts différents (ça c’est pour l’intrigue) ! Quant à l’écriture, elle peut à mon avis se travailler. Surtout quand on sait que c’est un premier roman… Elle manque juste un peu de naturel et de développement je pense. Lâchez-vous ! Et rassurez-vous, votre fille est très belle ; c’est juste le lien entre la couverture et le texte que je n’ai pas saisi (puisque la première est censée illustrer le second). Par contre j’admire votre réponse pour sa retenue, sa politesse et son humilité. Un autre m’aurait incendié ! Merci pour ça. Je me dis aussi que je n’aime pas forcément tous les écrits d’un auteur (pour exemple, j’ai adoré « le passager » de Jean-Christophe Grangé et carrément détesté « la ligne noir »e du même auteur. Alors, je vous promets de me laisser tenter par un autre de vos romans afin de vérifier cette assertion et suivre votre évolution. Très cordialement.

      Répondre
      • Bruno Sanna

        Sophie, pour ma fille c’était du second degré, je vous taquinais. Comme je vous l’ai dit, votre chronique que je trouve très juste (c’est vrai que les dialogues sont trop lourds entre autre….), va m’aider, vraiment. Et puis, à partir du moment où l’on propose son livre à un prix on doit accepter toutes les critiques, bonnes ou mauvaises. C’est la même chose quand on se produit en concert…. Je n’en voudrai jamais aux amoureux de la littérature. Encore merci pour votre franchise.:)

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :