Élisabeth, femme sensible, se réveille droguée et à moitié nue dans un entrepôt en ruine, froid et humide. Elle va y découvrir trois autres personnes : José, jeune caïd de banlieue, Mary infirmière et Karl militaire en retraite. Pourquoi eux ? Qui est derrière tout ça ? Comment sont-ils arrivés là ? Mais surtout dans quel but ? Prisonnière de cet endroit et de ses peurs, elle va devoir trouver des réponses.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge ABC spécial auto-édition

Chronique :

Encore un livre ouvert avec fébrilité. J’ai lu deux livres de Wendall Utroi, « Un genou à terre », et « Le dompteur de pluie », que j’ai beaucoup aimé. « L’enjeu » a emporté un énorme succès, et a été lauréat du concours Plume libre, dans la catégorie « Nouvelles Plumes ». Alors voilà, j’avais un peu peur qu’il ne me plaise pas. J’ai une fâcheuse tendance en ce moment : j’entame les livres sans lire la quatrième de couverture. Je savais donc que c’était un thriller, et que j’allais retrouver une femme dans le roman d’après la couverture. Comme j’évite de lire les chroniques des bouquins que je dois lire, c’est tout ce que je connaissais de « L’enjeu ». Dès les premières pages, pourtant, je me suis retrouvée complètement transportée dans l’entrepôt avec Élisabeth. La description du lieu, la désorientation de notre personnage principal, tout est glaçant.

Un récit bien maitrisé

Le livre se scinde en deux parties. La première est un huis clos. Le résumé le dit, Élisabeth se réveille dans un endroit inconnu, en sous-vêtements. En cherchant à comprendre où elle se trouve, elle tombe nez à nez avec un homme, puis une femme, et un autre homme. Tous les quatre vont essayer de comprendre ce qu’ils font là, et comment faire pour s’en sortir. Un enfermement qui va peu à peu les pousser chacun dans leurs retranchements, et principalement Élisabeth, qui possède un passé douloureux.

La seconde partie du livre est un peu différente. Moins oppressante, mais toujours aussi troublante, dans laquelle la quête de la vérité et de la justice tiendra une grande place. J’avoue qu’une chose m’a un peu dérangée à propos d’Élisabeth, mais je ne peux en parler ici sans dévoiler une partie de l’intrigue. Je me contenterai de dire que j’imagine mal une femme dans sa situation agir comme elle le fait parfois dans la seconde partie du récit.

Un auto-édité qualitatif

L’auteur se définit, dans sa bio Twitter, avec ces mots : « écrire en minuscules et espérer vous apostropher, auteur à la marge, apprenti forgeur d’émotions ». Apprenti forgeur d’émotions. Je n’aurai trouvé meilleur qualificatif. Car de l’émotion, il y en a dans tous ses romans, et il y en, évidemment, dans « L’Enjeu ». Quoi qu’il en soit, vous pouvez être certain de l’efficacité de la plume de Wendall Utroi. L’intrigue est ficelée de façon admirable, et ce thriller vous prend aux tripes du début à la fin. En effet, l’auteur nous balade d’indice en rebondissement avec une facilité déconcertante.

Pour une fois, je n’avais même pas vu venir la chute de l’histoire. Et cela fait du bien de se faire surprendre de temps en temps. Sans dire que ce roman est un page-turner, je peux vous affirmer qu’il vous poussera à lire encore et encore, vous rendant impatient de connaitre le fin mot de l’histoire. Encore un auteur auto-édité digne de se retrouver dans les librairies nationales.

 

Infos Pratiques :


Date de sortie : Février 2016

Auto-édition

Prix du format numérique :  0.99€ chez Amazon

Broché : 17.09€ chez Amazon

Page facebook de l’auteur

 

3 Réponses

    • Virginie

      Je me dis que si le livre est dans ma liseuse ou dans ma biblio, c’est qu’il y a une raison, alors je laisse le hasard faire son job

      Répondre

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