Parqués entre des murs et des clôtures, les Hommes survivent comme ils le peuvent. Arrivés en bas de la chaîne alimentaire, ils sont épargnés grâce à l’Accord : tous les trimestres, des fourgons d’êtres humains sont offerts aux Autres afin de les nourrir. Mais comment choisir qui doit vivre et qui doit mourir ? La règle est pourtant simple : seuls les délinquants sont envoyés de l’autre côté du mur, dans la Fosse.

Ce livre fait partie des finalistes du Prix des Auteurs Inconnus 2018, dans la catégorie Imaginaire.

Chronique

Voici donc la quatrième chronique pour la catégorie Imaginaire du Prix des Auteurs Inconnus. J’avais beaucoup d’a priori au sujet de ce livre : la couverture, qui même si elle est réussie ne m’attire pas du tout de par la violence qu’elle promet, mais aussi le résumé, qui sans que je sache pourquoi me fait penser à des zombies, bref, le genre d’histoire que je trouve ennuyeuse au possible. Toutefois, je me suis attelée à la tâche sans tenir compte de ça, et j’ai vraiment bien fait !

Alors que je m’attendais à quelque chose de banal, j’ai découvert une dystopie réellement bien construite et intéressante. Dans un univers où les humains ne sont plus les rois du monde, nous suivons Soen, adolescent de 17 ans qui n’a pas une vie aisée. Orphelin, il est élevé par sa tante qui le maltraite et l’humilie constamment. Suite à une nouvelle arrestation, Soen obtient grâce à son parrain de ne pas finir à la Fosse, mais il devra aller dans un autre lycée spécialisé pour délinquant.  J’ai apprécié ce mélange de préoccupations classiques d’adolescents et de celles propres à ce roman.

Le personnage principal, Soen est vraiment très bien travaillé.  On s’attache assez vite à ce gamin qui fait de son mieux, on lui souhaite tellement de pouvoir se sortir de cette situation là.  On vit avec lui sa tristesse, son impuissance face aux épreuves posées sur son chemin, mais aussi ses rares moments de joie ou d’espoir.

L’histoire se construit au fur et à mesure, d’abord sans les Autres, au point où l’on se demande qui ils sont et à quoi ils servent pendant une bonne partie du roman. A partir du déclancheur ( je ne vous spoilerais pas) , tout s’accélère et le lecteur n’a d’autre choix que de tourner les pages, encore et encore.

Enfin, je dois bien évidemment parler de la plume de l’autrice. Sandra Moyon a su rendre vivantes les émotions des personnages, et emporter le lecteur sans que ce dernier ne s’en rende compte. C’est la vraie force de ce roman !

Ce premier tome sert d’introduction à une histoire plus importante, et je lirais le second tome avec plaisir !

 

Informations générales :

Page Facebook : https://www.facebook.com/SandraMoyonAuteur/
Site internet : http://hasenly.weebly.com/
Instagram : https://www.instagram.com/sandramoyon/
Maison d’édition : https://plumeblanche-editions.fr/

Pour l’acheter sur Amazon, c’est par ici !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :