Découvrez les aventures troublantes de Ségolène Hertain, riche bourgeoise, recevant son initiation au plaisir, dans les alcôves de la Belle Époque, par son amie Amarande de Bréval, et les rebondissements inattendus de cet apprentissage.

 Cette lecture sera prise en compte dans mon challenge ABC.

L’auteur

Anna Kriakovna est une auteure autoéditée, née d’un père russe et d’une mère  française. Elle est née et a toujours vécu en France. Née en 1989, elle écrit de la littérature érotique, d’une plume qui se veut typique du 19e siècle.

L’histoire

Tout commence alors que le Baron Hertain rapporte rapidement à son épouse une « histoire de soldat ». Les soldats doivent en effet se passer de femmes lorsqu’ils sont au front, et se trouvent obligés de ne compter que sur eux-mêmes pour soulager leurs bas instincts. Outrée par cette anecdote, Ségolène Hertain va néanmoins s’intéresser à l’onanisme, qu’elle n’a jamais osé pratiquer.

C’est pour cette raison qu’elle va interroger sa plus fidèle amie Amarande de Bréval à ce sujet. Cette dernière, bien plus libérée que Ségolène, se fait un devoir de l’initier à l’érotisme.

Mon avis

J’ai lu ce livre d’une traite. Un soir, dans mon bain. Je ne suis pas une spécialiste de la littérature érotique, mais j’en ai déjà terminé plusieurs, et jamais je n’avais été si conquise.

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Une photo publiée par Virginie/Beltane (@beltane_secret) le

D’abord, il est important de préciser qu’il s’agit bien ici d’érotisme. Si les scènes de sexe sont très détaillées, elles n’en sont pas moins subtiles, fines et élégantes. Il n’y a pas une once de vulgarité dans les 200 pages à parcourir.

Mais ce qui frappe le plus lorsqu’on s’immerge dans l’histoire, c’est la qualité de l’écriture. Si la date de l’intrigue n’est pas directement spécifiée dans le texte, on parle à un moment de Sarah Bernhardt, et l’on comprend au contexte que c’est au 19e siècle que Ségolène et Amarande évoluent. Alors qu’elle est née en 1989, Anna Kriakovna a totalement adopté le style de l’époque, et sa plume s’avère aussi raffinée que celle des sœurs Brontë. L’ambiance rappelle celle de La Ménagerie de Sarah Bernhardt : un peu folle. Le style fait penser à celui d’Elen Krig Boridwen, dans ses nouvelles « Au Bonheur des Dames » : il élève le niveau du genre, réputé léger et sans grande qualité littéraire.

De l’érotisme, mais pas que.

Et alors que nous sommes dans une œuvre littéraire érotique, il ne s’agit pas que de sexe ou d’érotisme. Parce que « Les Plaisirs Secrets de la Belle Époque » dépeint parfaitement la condition féminine du 19e siècle. Période où la femme commence tout juste à se prendre en main, et à se défaire du carcan du mari et de la société patriarcale absolue. Et c’est d’ailleurs principalement autour de la Femme qu’est construite l’intrigue. L’Homme n’est ici qu’un accessoire, un détail dérisoire du contexte.

Les personnages, quant à eux, sont entiers, complètement caractéristiques de cette « Belle Époque ». Les hommes, fort occupés par leurs affaires, laissent pendant de longues semaines leurs femmes en charge de la maison. Les femmes, aidées par leurs domestiques, s’affairent à mettre en ordre la demeure et s’efforcent de découvrir une culture particulièrement riche. Mais c’est aussi dans leurs interactions qu’ils sont intéressants. Ségolène la prude qui tente de résister aux manières plus libérées de son amie. Amarande, qui, quant à elle, compte bien profiter de la naïveté de son amie pour s’amuser un peu. Et ce petit duel coquin est des plus appréciables puisqu’il permet au lecteur de découvrir des facettes cachées de chacun des protagonistes du récit.

Avec une élégance folle, et une plume raffinée, Anna Kriakovna nous fait vibrer de façon exquise, pour flatter à la fois le corps, et l’esprit.

Infos pratiques :

Date de sortie : Janvier 2016

Auto-édition

Prix du format numérique : 2,99 € chez Amazon

Prix du format poche : 8,49 € chez Amazon

Page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/profile.php?id=100011404634995

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur pour revue. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

2 Réponses

  1. Anna Kriakovna

    Bravo, pour avoir saisi le filigrane des plaisirs secrets de la Belle Époque : la condition de la femme au XIXe siècle. En effet, je ne voulais pas écrire une roman exclusivement érotique ; il me tenait à cœur de lui donner une profondeur sociétale. Surtout, merci pour votre très gentil commentaire. J’en rougis. Amitiés, Anna

    Répondre

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