Les expériences médicales tentées sur les déportés des camps de concentration restent le chapitre le moins connu et le plus atroce de l’histoire du Reich nazi. Des médecins allemands, des professeurs d’université, choisis par Himmler, acceptés par Hitler, renièrent toutes les règles morales de leur profession et pratiquèrent plusieurs dizaines d’expériences différentes sur ce « matériel humain « voué à l’extermination. Des sept ou huit mille cobayes « traités », moins de cinq cents sont revenus vivants. L’auteur a recherché et retrouvé ces survivants, marqués à jamais par l’épreuve subie. Leur témoignage et le dépouillement d’archives pour la plupart inédites ont permis à Christian Bernadac de retracer la monstrueuse aventure de ces chercheurs criminels, la souffrance et la mort des « cobayes déportés

MON AVIS

Dans la lignée du Camp de Ravenbruck, je me suis lancée dans la lecture de celui-ci.

Christian Bernadac nous livre avec des témoignages ces expériences. On se demande comment des gens ont été capables de faire de telles atrocités, on ne s’imagine pas sans avoir lu ce livre !

Tous les êtres humains sont soumis à ces atrocités qui allaient la plupart du temps se solder par la mort.

On découvre les tests sur le froid, les gaz mortels, la pression atmosphérique, l’eau de mer… mais ce qui m’a le plus choquée c’est la stérilisation de ces hommes et femmes et ces enfants… mon dieu comment a-t-on pu arriver à de telles extrémités ? Les enfants n’y échappent pas, on leur vole leur jeunesse, leur vie…

Et on découvre aussi les comptes rendus du procès de Nuremberg, ces docteurs… leurs pensées, tout est normal pour eux, certains nient malgré les preuves!

On découvre une partie de l’histoire, de cette seconde guerre mondiale qui fut le berceau de cette cruauté. On y prônait l’avancée de la science, des découvertes formidables au détriment de certains peuples ! Il y avait aussi des docteurs qui faisaient leur propre expérience, il n’était dérangé  par personne… Heureusement certains détenus ont eu le courage malgré le risque de mort d’aider ces gens victimes d’expériences.

J’ai appris beaucoup de choses.

Un livre à lire pour se rendre compte de ce qu’ont enduré ces gens dans les camps.

Une collection  des récits-témoignage de Bernadac existe pour découvrir le vrai visage de cette guerre. La plupart en usagé.

Au point de vue historique, Bernadac n’a non seulement jamais eu de comptes rendus de ses livres dans les revues scientifiques, ce qui explique, selon l’historien Bertrand Hamelin, la ‘rapide dévalorisation des livres du journaliste’, mais est, de surcroît, par la suite sévèrement critiqué par plusieurs historiens et devient ‘synonyme de médiocrité ou de vulgarité’ 5. Cependant, cet historien estime que si le travail de Bernadac n’est pas cité par les historiens français (alors qu’il l’est par des historiens étrangers) ce serait plus dû à sa mauvaise réputation établie dans le milieu universitaire qu’à la véritable nature de ses écrits5. Hamelin déplore par exemple la non-prise en compte de la masse des témoignages rapportée par Bernadac dans ses ouvrages et cite, par exemple, le cas de l’erreur longtemps propagée du nombre de victimes du ‘Train de la mort’, ‘faute d’avoir utilisé le seul travail alors publié sur la question’.

Et pourtant ils sont incontournables…

 

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