Un meurtre inattendu. Des traces accablantes. Une enquête manipulée ? Troisième livre du Cycle de Xhól, Un meurtre princier est un polar historique haletant.

683 après J.-C., un an après le voyage à Calakmul. Xhól est devenu le maître peintre de Dos Pilas et doit faire face aux défis de sa nouvelle position. Au palais, le changement d’ère se fait déjà sentir. Les uns se positionnent auprès de l’héritier apparent, Itzamnaaj B’alam, fils aîné et préféré de la dame d’Itzán. D’autres voudraient voir Itzamnaaj K’awill, le cadet favorisé par son père, désigné comme successeur.

Dans cette atmosphère étouffante, un festin a lieu, auquel Xhól assiste depuis la table des artisans. La dame d’Itzán humilie Itzamnaaj K’awill en public. Celui-ci s’enfuit. Plus personne ne le verra de la nuit. Au petit matin, un meurtre est découvert au palais.

Xhól est accusé, emprisonné. Arrivera-t-il de sa cellule à prouver son innocence avant que le conseil ne décide de son exécution ?

Chronique :

Si « Un meurtre princier » est un troisième tome, il peut se lire indépendamment des autres ; une ou deux références aux opus précédents se glissent dans le récit et les dialogues, mais n’entravent pas la compréhension. Cécile Chabot signe ici un roman policier historique. Et cette immersion chez les Mayas est très appréciable. Les descriptions courtes, mais efficaces construisent pour nous l’imaginaire et nous permettent de nous focaliser sur l’intrigue, tant il parait naturel d’évoluer à une époque révolue, au milieu d’un peuple éteint depuis plus d’un millénaire.

Une intrigue passionnante

L’intrigue, quant à elle, est passionnante et bien ficelée. L’enquêteur du roman, Xhól, n’en est pas un à proprement parler. Il est peintre. Nommé récemment Maître Peintre, il tente, tant bien que mal de se démener avec un adjoint qui se prend pour Iznogoud. (Calife à la place du Calife, pour ceux qui ne suivraient pas !) Comme si cela ne suffisait pas, il se retrouve embarqué au milieu d’une affaire de meurtre, mélangée à des intrigues politiques familiales. Xhól est infirme, mais respecté par une partie du village. L’autre partie n’attendant que le moment où l’Ajaw, chef du village, le prendra en grippe, ou laissera sa place à l’un de ses deux fils pour le voir disparaître.

La quatrième de couverture en dit beaucoup sur l’histoire. Trop. Car si le récit est efficace, le roman est assez court et se lit vite. Et ce n’est qu’à la dernière partie du livre que l’enquête commence réellement, les lignes précédentes ne relatant que le cheminement jusqu’à ce point. Le dénouement se dévoile donc très rapidement. Et même si cela donne envie de lire le quatrième tome avec impatience, voire même de lire les deux premiers, cela frustre également. L’univers est tellement passionnant que l’on se sent déçu de devoir le quitter si vite alors que l’action ne faisait que commencer.

En résumé, Cécile Chabot nous immerge dans un univers passionnant et mythique, et même si les tomes de la série (16 prévus, 3 déjà publiés) peuvent se lire indépendamment, lire les tomes à la suite devrait permettre de rester dans le monde maya sans être frustré de la fin d’une enquête trop rapide.

Infos Pratiques :


Auto-édition

Date de sortie : avril 2017

Prix du format numérique : 3.99€ sur Amazon

Prix du format broché : 13.99€ sur Amazon

Site de l’auteur : http://www.CecileChabot.com

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

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