Quand les talibans prirent le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille éleva la voix. Refusant l’ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzaï résolut de se battre pour continuer d’aller à l’école. Son courage faillit lui coûter la vie : en octobre 2012, à 15 ans, elle est grièvement blessée d’une balle dans la tête. Cet attentat censé la faire taire l’a au contraire confortée dans son engagement en faveur de l’éducation des filles dans son pays et, au-delà, des millions d’enfants non scolarisés de par le monde. Ce livre est le récit bouleversant d’une famille exilée à cause du terrorisme, de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l’ont encouragée à s’instruire, à écrire, à dénoncer l’insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l’accès au savoir.

… un symbole mondial de lutte contre l’extrémisme religieux. L’Humanité.

Malala Yousafzaï, une jeune fille pachtoune vivant dans la vallée du Swat au Pakistan, est à bord de son bus scolaire quand un homme entrant dans le véhicule demande « Qui est Malala ? » Avant de tirer de trois fois à bout portant sur la jeune fille et ses amies autour d’elle. Qui est cette jeune fille ? Pourquoi ? Comment a-t-il été possible d’en arriver là?  Qu’a-t-elle fait ? D’où vient-elle ? Quelle est son histoire ?   Cette histoire, elle vous la raconte, de l’Histoire ancienne de son pays à sa nouvelle vie.

Qu’est-ce qu’ont en commun Alexandre le Grand, Winston Churchill, Docteur John Watson, Barack Obama, Benazir Bhutto, Malalai Anaa, Ben Laden, les vampires de Twilight, et le magicien d’Oz (entre autres…) ? Ils sont liés à l’incroyable destin d’une jeune demoiselle qui a failli mourir pour avoir revendiqué le droit à l’éducation des filles.

Dans la magnifique vallée lointaine du Swat remplie d’histoires et de récits enchanteurs, le mal tisse lentement mais sûrement sa toile, bientôt des fléaux naturels et humains arriveront et menaceront d’innombrables vies au Pakistan et en Afghanistan, les pays des Pachtounes.

« Aucun Pachtoune ne quitte sa terre de son plein gré. Soit c’est la pauvreté qui le pousse soit c’est l’amour » (une troisième raison allait apparaître). Les habitants de la vallée, fidèles à leur terre, restent et luttent pour survivre coûte que coûte face à tous ces maux.

Un père de famille fonde une école aux prix de nombreux efforts. Cet homme a une fille qui semble avoir un grand destin tout tracé dès sa naissance. Elle est bonne élève et grande oratrice. Malgré tous les dangers qui menacent le Swat, elle continue à étudier et elle est déterminée à ce que la paix revienne, et que tous les enfants soient scolarisés. Des pensées qui peuvent mettre la vie d’une personne en péril dans cette terre magnifique maintenant devenue un lieu où chacun est menacé par des dangers qui approchent au loin.

En soi, ce livre peut être résumé très vite, ne serait-ce que grâce à sa couverture. Pourtant il est construit très méticuleusement. L’une des choses qui font la beauté de ce livre, c’est le fait que Malala ne le fait pas tourner autour d’elle et ne cherche pas à exagérer son personnage. Elle reconnaît ses défauts et ses torts et met en avant les qualités de nombreuses autres personnes.

J’aime beaucoup aussi la façon dont elle décrit l’identité Pachtoune et la façon dont elle s’identifie à son pays natal (j’ai toujours été intriguée par la notion de l’identité nationale et le fait que Malala soit si patriotique malgré le fait que sa nation soit divisée entre 2 États n’a pas manqué de m’intéresser). Je ne m’attendais pas à cette présentation. Avant la lecture de ce livre tout ce que je savais sur le Pakistan c’était juste son indépendance, celle du Bangladesh, les guerres du Cachemire, Benazir Bhutto (et encore j’avais oublié son nom) et la mort de Ben Laden. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi on parlait de talibans au Pakistan (je croyais qu’ils n’étaient qu’en Afghanistan). Le livre aide aussi à comprendre la politique du pays. Ce que j’essaye de dire c’est que cette mise en contexte est une agréable surprise en plus d’aider à comprendre le monde dans lequel Malala vivait.

Autre chose, son parcours est fascinant. Je ne la connaissais presque pas avant de lire ce livre. Mais en le lisant, je me suis rendu compte que dès le début elle semblait destinée à faire de grandes choses. Et elle en a d’ailleurs fait beaucoup. Je pense même qu’elle dirigera un jour son pays.

J’y pense, pour en revenir à ce que je disais lors de ma précédente chronique (l’humanité survivant aux idéologies du mal) les amies de Malala lui ont raconté que le tireur avait la main qui tremblait (j’espère que ça signifie ce que je pense).

Je ne comprends pas comment il est possible que j’aie trouvé ce livre en occasion (peut-être était-ce la pauvreté ou l’amour), car je ne vois pas comment on peut renoncer à un tel joyau.

Ce livre à mes yeux est à la littérature ce que la sonate au clair de lune de Beethoven est à la musique (avant de le lire, écoutez cette sonate et comparez l’effet qu’elle vous fait à l’effet que ce livre vous fait ensuite quand vous le lisez).

Il y a de magnifiques et interminables envolées. La tension ne retombe jamais vous ne pouvez pas vous lasser vous n’aurez qu’une éternelle envie de continuer (ce livre m’a tellement captivé qu’une fois j’en ai lu au moins 100 pages en un jour, je crois que c’est mon record). Les sentiments communiqués sont d’une pureté poétique. C’est puissant, expressif (avis aux fans de littérature romantique vous qui vous y connaissez bien plus que moi dans ce domaine dites-moi si selon vous ce livre se rapproche du dit courant littéraire).

Ce livre captive, enchante, ensorcelle… une vraie flèche de cupidon (je parle de celles qui donnent l’amour, pas celles qui le chassent).

Ah oui ! D’ailleurs il faut que je vous avertisse, il me semble qu’il y a tout de même au moins 2 fautes :

– à la page 313, il y a une faute d’orthographe : il aurait fallu écrire « et était laissée pour morte » et non pas « et été laissée pour morte ».

– à la page 336, il est dit que la famille régnante d’Arabie Saoudite intervint. Pourtant, par la suite elle n’est pas mentionnée là où les autres protagonistes sont mentionnés (page 365-366 et remerciements) à la place, il est fait mention des Émirats arabes unis.

Errare humanum est.

Il n’empêche que c’est un chef-d’œuvre. Il a manqué de devenir mon livre préféré, mais a échoué face à celui qui fera l’objet de ma prochaine chronique (toujours dans l’optique de mettre en avant des témoignages méconnus, mais insolites montrant que l’humanité survit aux idéologies du mal).

Je vous laisse avec quelques liens auxquels ce livre m’a fait penser.

https://www.lci.fr/societe/invalides-le-discours-bouleversant-de-yasmine-marzouk-victime-de-l-attentat-de-nice-2003635.html 

https://www.malala.org/

https://www.facebook.com/MalalaFund

 

A propos de l'auteur

Pour commencer, je suis d’ascendance noble. J’ai passé 2 ans et demi de ma petite enfance en Angleterre. Mes parents qui voulaient que je sois en mesure de parler la langue de Shakespeare prirent soin de m’enregistrer de nombreuses émissions et programmes qui passaient à la télévision anglaise. Parmi ces émissions et programmes, il y avait des documentaires. Ces derniers transformèrent ma vie à tout jamais, depuis je suis un petit curieux avec une insatiable soif de connaissances. Et là où il y a de la culture il y a des livres. Je n’ai cependant pas toujours été un grand lecteur, mais l’école et mes parents y ont remédié. Aujourd’hui, alors que j’étudie l’Histoire, je dois reconnaître que la lecture est une activité que j’aime beaucoup. Désormais je lis de tout, du français à l’anglais, des histoires vraies aux fictions. J’essaye même d’écrire mes propres livres, j’espère pouvoir un jour les achever, les éditer et pouvoir vous les présenter.

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