Dans une histoire normale, il incarnerait le sombre méchant supposé mourir à la fin dans un affrontement
épique contre un beau et vertueux héros.
Mais quelqu’un (qui n’a subi aucune menace…) en a décidé autrement. Il a voulu lui donner le rôle principal dans ce récit. Après tout, le bien, le mal, c’est une affaire de point de vue !
L’Ar’narakhe Nechtaàn est aussi ambitieux qu’égocentrique. Son but : détrôner Bélial et devenir le Sat’han de l’Envie. Son problème : il est scellé dans le corps d’un mortel et son ancestral ennemi choisit justement ce moment pour réapparaître…
Et s’il n’y avait que ça !
En prime, un texte inédit, «Quand Alek rencontre Nechtaàn»

L’auteur : 

Manon Elisabeth d’Ombremont  est étudiante en médiation culturelle à l’Université de Liège, en Belgique. A 23 ans, elle est une lectrice assidue, et dévore autant les romans de Science Fiction Fantastique Fantasy que les classiques.  Elle commence l’écriture sur des forums de Role Play Game, et y prends goût.

L’histoire :

L’on pourrait résumer brièvement l’histoire en disant qu’il s’agit d’un conflit Père/Fils. Un fils capricieux, qui veut être calife à la place du calife. Sauf qu’il ne s’appelle pas Iznogoud. Et pourtant, ça aurait été bien plus simple. Non, il s’appelle Nechtaànomicon. Et c’est un démon. Puni par le grand Bélial, chef du cercle de l’Envie, il se retrouve sur une planète parallèle à la notre et tente de faire croire à qui le veut qu’il est le plus beau et le plus fort. Or, son père a posé quelques sceaux sur lui et sa toute puissance est bridée. Puisqu’il ne peut survivre sans un hôte humain, il possède le corps de ceux qu’ils croisent en attendant de pouvoir investir celui qu’il crée en se reproduisant avec des sorcières, héritière de Morrigan.

Mon avis

Manon Élisabeth d’Ombremont est issue du RPG, et ça se sent. Elle mêle plusieurs genres, et manie l’interaction des personnages à merveille. Si elle nous explique au début du livre les concepts d’anges, de démons, et tutti quanti, la profusion de termes « techniques » propre à cet univers rend un peu laborieuse la lecture au départ pour les non-initiés.

Malgré tout, les descriptions et la plume fluide nous permettent de nous immerger dans le monde de Nechtaàn  au bout de quelques minutes, et l’on ne s’étonne plus des noms à rallonge, ou de retrouver des sorcières mariées à des vampires, ou des démons tenant une boite de nuit. Le petit plus étant que nous suivons via le narrateur l’histoire du point de vue du démon, même si l’on suit parfois ses ennemis, ou ses victimes. Tout n’est pas tout beau tout rose, et ça fait du bien. La narration est omnisciente, et drôle. De petits traits d’humour sont disséminés par-ci par-là, et le narrateur se fait complice du lecteur.

L’histoire de Nechtaànomicon est sombre, glauque, et violente. D’Ombremont a une écriture assez visuelle qui permet de retranscrire parfaitement l’ambiance du récit. Les personnages sont bien travaillés, même si certains le sont plus que d’autres. Le bonus de fin nous permet de comprendre un peu plus les affinités ou les inimitiés entre certains d’entre eux. Et c’est fort appréciable, puisque cette nouvelle donne un nouvel éclairage sur l’histoire qui vient de nous être contée.

D’abord publiée par épisodes (6 au total), cette version est l’intégrale de la saison 1. Ce qui implique qu’il y en aura d’autres, et que Nechtaànomicon se retrouvera sous la plume de Manon Élisabeth pour notre plus grand plus plaisir. Parce que même si Nechtaànomicon Saison 1, L’Intégrale, n’est pas transcendant, il nous fait passer un moment divertissant et drôle. Et qu’il donne envie de connaitre la suite.

Infos Pratiques :

Date de sortie : Septembre 2016

Edition : L’Ivre Book

Prix du format numérique : 4.99€ sur le site de l’éditeur et sur Amazon

Prix du format papier : 14€ sur le site de l’éditeur 

Site de l’auteur : http://dombremont.com/

 

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition pour revue. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

8 Réponses

  1. BettieRose

    C’est intéressant même si j’ai un peu peur de m’y perdre, je suis pas trop RPG et cie !
    Toutefois, ce que tu en dis, prouve qu’on peut toujours tenter. Et le glauque ne me gène pas.

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    • Virginie

      On sent juste que l’auteure y est habituée. J’en ai fait pendant longtemps, et on sent la maitrise de ce genre d’univers et des intéractions entre les personnages, typiques dans ce genre d’écrits. Mais pas besoin d’être spécialiste en rpg pour aborder le livre 🙂

      Répondre

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