Avec ce deuxième opus de la série suspense Irma&Adriel, Azel Bury prouve encore une fois qu’elle sait manier le suspense à la perfection.

Nous retrouvons avec plaisir son style frais et dynamique et ses héros attachants, au service d’une aventure exotique où l’on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Humberto de Campos. Brésil. Ici, il n’y a rien que la poussière et la misère.

Rosa, grande Prêtresse Candomblé, rêve de noms, de personnes qui meurent toutes de manière un peu étrange quelques jours plus tard. Des morts stupides, dignes des Darwin’s Awards, pense le Commissaire Felix.

Mais à Humberto de Campos, on croit que Rosa est responsable. Les menaces fusent. Adriel et Irma vont étudier ces cas un par un, aidé d’un vieil original , Gabrielo.

Ils apprennent l’existence d’une autre liste : celle d’enfants disparus, qui pourrait bien être en rapport avec la première.

Mais rien n’est vraiment comme il paraît…

D’un mort à l’autre, d’une liste à l’autre, tout se mélange entre rituels, trafic d’humains et meurtres. Nos deux journalistes vont enquêter jusqu’au fin fond d’une vérité sordide.

L’auteurlogo-autoedites

Je vous copie/colle la présentation d’Azel écrite par Azel elle même. Parce que, très sincèrement, je n’aurai pas trouvé meilleurs mots pour la décrire. 

Auteure indépendante, indépendante… INDÉPENDANTE ! Bon… ce n’est qu’un mot mais il n’est pas vain. Finalement je me sens assez bien dans l’autoédition. Ni dieu, ni maître, ni éditeur.
Alors ouais j’écris des histoires. J’essaie. J’y arrive ou pas, selon les lecteurs. Je ne suis pas une littéraire, seulement une storyteller. Je n’ai pas l’ambition de faire des grandes phrases pompeuses, je ne fais pas un concours chez Maître Capello, j’ai juste envie de vous emmener loin, derrière les portes, derrière les horizons, derrière la peau des gens, où l’on plonge dans l’âme des vivants, comme dans celles des morts. Un peu d’amour, beaucoup de morts, comme dans la vie. Mais pas que…

J’aime mes personnages, chacun d’eux est un ami inventé : les amis imaginaires que je n’ai pas eu dans l’enfance, je me les crée maintenant. Dans ma grotte, ça me fait des potes, et j’espère que vous aimerez Irma, que vous aimerez Amy, Angus, Adriel, et tous les autres, les méchants comme les gentils.
Il y a un peu de moi dans chacun d’eux, et je voyage avec eux, pour eux, et grâce à eux, moi qui ne bouge jamais vraiment de ma petite ville de campagne, c’est le monde que je tiens dans mes mains.

Bons voyages à tous .

L’histoire

Orisha Song est le second roman des enquêtes d’Irma & Adriel. Je vous présentais le premier opus, La Baie des Morts, il y a quelques jours. Les deux tomes suivent des intrigues indépendantes. Néanmoins, comme dans toutes les séries, il est toujours plus intéressant de les lire à la suite plutôt que dans le désordre. En effet, l’évolution des personnages, et celle des relations entre eux cimentent l’histoire et expliquent certains éléments de la narration.

Si dans La Baie des Morts, nous étions plongés parmi les fantômes au fin fond de la vielle Écosse, c’est au cœur d’un tout petit village du Brésil que nous retrouvons Irma & Adriel, nos deux journalistes. Chamboulés, lessivés par leur voyage écossais, nos deux héros nous reviennent un peu à côté de leurs pompes. Mais ils doivent se remettre au travail. Alors qu’à Cruden Bay, l’enquête portait sur un cas de hantise, c’est sur des dons de médium que Channel 12 compte faire une émission.

Habitante de Humberto de Campos depuis toujours, Rosa fait depuis quelques temps des rêves étranges, qui lui fournissent des noms. Mais toutes les personnes dont elle rêve meurent dans les 3 jours, et entre les adeptes et leurs détracteurs, le mari de Rosa aimerait bien qu’Irma & Adriel prouvent que tout ça n’est que du vent, histoire d’éloigner le danger. Problème : d’autres événements tragiques semblent liés à la liste de noms. Entre Vaudou et Candomblé — Rosa est grande prêtresse —, les journalistes doivent démêler le vrai du faux, dans un village miséreux et désert, entourés par des habitants attachants, mais parfois mystérieux.

Mon avis

Azel a le chic pour développer une ambiance authentique dans ses bouquins. C’est le troisième que je lis, et même dans La Femme qui tua Stephen King, on se trouve immergé dans l’univers des personnages. Les descriptions sont complètes sans être trop longues. L’explication des religions vaudoue et candomblé donnent une bonne idée de l’atmosphère accompagnant les cérémonies rituelles. Le rythme est néanmoins assez lent au tout début du roman, mais il fallait prendre un peu de temps pour décrire l’état d’esprit d’Adriel, et faire la liaison avec le premier tome de la série.

La narration est toujours aussi travaillée. L’alternance est une signature chez Azel Bury. Et si j’avoue que parfois, il faut s’accrocher pour suivre et bien lire les dates, cette technique donne une dimension particulière aux histoires que nous raconte l’auteure. Passer de la vision d’un personnage à un autre, au fil du roman, puis observer la vie d’un troisième protagoniste grâce à un narrateur omniscient pour se retrouver dans un huis clos entre deux personnes dont on ne comprend l’identité qu’au fil de la lecture est passionnant. Ce thriller est presque un puzzle, dont les morceaux s’assemblent au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire.

Le suspens  monte petit à petit dans « Orisha Song », et notre intellect se balade de suspect en suspect, avant d’être débouté et de comprendre, enfin, à quel point il s’est fourvoyé. J’ai finalement résolu l’intrigue avant de terminer ma lecture. Mais combien de doutes ai-je eus, combien de fois ai-je changé d’avis avant de déchiffrer les indices que nous avait laissé Azel dans le récit !

« Orisha Song » est une invitation au voyage : sans prendre l’avion, vous êtes projeté à Humberto de Campos rien qu’en tournant les pages.

Infos pratiques :


Date de sortie : mai 2016

Autoédition

Prix du format numérique : 3.99€ sur Amazon

Prix du format broché : 15€ sur Amazon

Site de l’auteur : http://www.azelbury.org/

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