1614. La vie de Tugdual bascule quand il doit quitter sa famille pour entrer comme oblat à l’abbaye de Paimpont. Ce nouveau cadre de vie ne lui convient pas du tout, et il convainc son nouvel ami Erwan de s’enfuir avec lui. Leur fugue les mène bien plus loin qu’ils ne l’avaient imaginé, sur l’Archipel Janorien, où une guerre est sur le point de se déclencher. Une guerre dans laquelle ils semblent avoir un rôle à jouer.

L’auteur

Jérôme Verne est un auteur indépendant français. Il est également blogueur, et rédige des articles à propos de l’écriture et de l’auto-édition. Il est spécialisé dans la littérature de l’imaginaire.

L’histoire

En plein cœur de l’archipel Janorien — ancienne Atlantide —, des hommes pourchassent une licorne. Sous les yeux apeurés d’un Argik, une sorte de grand gnome, qu’ils captureront lui aussi. Menaçant la paix qui règne entre les deux peuples depuis la dernière guerre, les soldats du prince Carwell pourchassent les Kobolds — comme sont appelées sur l’archipel toutes les créatures magiques —.

Pendant ce temps-là, dans un autre monde… : d’après la tradition, et selon son ordre de naissance dans la famille, Tugdual est destiné à devenir moine. C’est contre sa volonté qu’à 10 ans, il est envoyé à l’Abbaye Notre-Dame-De-Paimpont, en Bretagne, dans ce qui fut appelé un jour la forêt de Brocéliande. Un quotidien frugal se déroule alors devant lui. Il se lie d’amitié avec le seul garçon de l’Abbaye, Erwan. Oppressés par la vie monacale, mais surtout par frère Thomas, les deux jeunes hommes décident de s’enfuir. Mais Erwan se retrouve encerclé par des créatures étranges, qu’il n’aurait peut-être pas du déranger pendant leur cérémonial…

Mon avis

Le mythe de l’Atlantide revisité façon vieille légende bretonne, pourquoi pas. Une histoire de Low Fantasy médiévale, entraînant deux garçons dans une prophétie salvatrice pour un monde caché, c’est du déjà vu. (Chez Narnia, entre autres), mais ajoutez y des faits historiques réels vécus par de vrais personnages, et guidez le tout avec une plume éthérée, vous obtiendrez un très bon roman de fantasy. Cette recette est celle qu’a suivie Jérôme Verne pour concocter « Orlenian ».

Comme chez Bernard Werber, chaque chapitre débute par un passage encyclopédique. Mais ici, ce n’est pas à « L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu » que l’on fait référence, mais au « Dictionnaire universel des connaissances de l’Homme », ainsi qu’à d’autres ouvrages historiques imaginaires, écrits par d’illustres inconnus, ou par Lucie Hudson, descendante du navigateur Henry Hudson.

Ce dernier a réellement existé. Il a d’ailleurs donné son nom au fleuve Hudson de l’État de New York. (Mais aussi au détroit et à la baie d’Hudson au Canada) Débarqué de son navire en 1611 par des mutins, avec son fils et quelques membres d’équipage malades, il est présumé mort. Jérôme Verne lui invente un second souffle, et la présence de ce personnage donne un goût incroyable de vérité à l’aventure de Tigdual et Erwan. La fin du livre réserve d’ailleurs un chapitre à cet épisode historique. Les références littéraires connues (Passages de La Bible, proverbes, citation de Voltaire…) renforcent cette sensation d’authenticité.

Soirée solo ce soir, alors mes p’tits chaussons mignons et moi, on va passer la soirée à #orlenian. @jeromevrn

Une photo publiée par Virginie (@beltane_secret) le

Des codes du genre caractéristiques.

Les codes de la Low Fantasy sont très présents dans cet ouvrage, mais il n’en est pas moins intéressant. Le mélange des deux mondes et la poésie de l’écriture donnent une réelle invitation à imaginer un univers caché, et le lecteur a envie d’y croire. Jérôme Verne a construit une mythologie ou plutôt une dynastie autour de son œuvre, cohérente, et bien structurée. Nous apprenons d’ailleurs au cours de la lecture que d’autres histoires sont à venir. Ce ne seront pas des suites, mais des récits parallèles, concernant le même univers.

Certes, la trame de l’intrigue est semblable à d’autres. Nous retrouvons les pauvres garçons, orphelins, ou abandonnés, embarqués dans une épopée fabuleuse. Forcément, ils ont un rôle plus ou moins important dans la nouvelle guerre qui s’annonce.  « Orlenian » n’a pas pour ambition de révolutionner le genre.  Au contraire, il s’inscrit totalement dans le cadre. Pourtant, le livre est écrit de manière fluide et légère, les mots glissent sous la plume magique de Jérôme Verne et caressent notre imagination doucement. Là où certains romans de fantasy sont sombres et tortueux, « Orlenian » est frais, divertissant. Tout en étant suffisamment bien construit pour satisfaire les lecteurs les plus exigeants.

Si vous cherchez un livre pour vous évader un peu du quotidien, un livre qui fait du bien, avec des créatures magiques, des légendes bretonnes, des enfants-héros, des batailles, un petit peu d’amour, mais surtout pas trop, des passages cachés entre notre monde et l’Atlantide perdue, alors « Orlénian » est fait pour vous.

Infos pratiques


Date de sortie : 11 décembre 2016

Auto-édition

Prix du format numérique  : 2.99€ chez Amazon

Prix du format broché : 10.98€ chez Amazon

Site de l’auteur : https://jeromeverne.fr/

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur pour revue. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

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