Elle luttait pour découvrir la vérité… Si seulement elle avait pu ne jamais l’apprendre !

Un matin, Catherine se réveille seule dans son lit. Elle ne s’inquiète pas, convaincue que son mari est allé courir avant de se rendre au travail, comme il en a l’habitude.

Mais cette fois, Simon n’arrivera jamais au bureau. Ses baskets sont devant la porte et rien ne manque à part lui. Très vite, Catherine pressent qu’il lui est arrivé quelque chose : il n’avait aucune raison de disparaître ainsi.

En réalité, tandis que la vie de sa femme est bouleversée, Simon, bien vivant, parcourt le monde et se forge un nouveau destin. Il est le seul à savoir ce qu’il a fait, ce qui l’a poussé à partir. Les souvenirs auxquels Catherine se raccroche ne sont que mensonges, tout comme leur mariage. Ce n’est que vingt-cinq ans plus tard, quand Simon refait surface, qu’elle découvre enfin qui il est réellement…. Et il est des vérités plus difficiles à entendre que d’autres.

Je remercie Amazon Publishing et les Editions Thomas & Mercer via NetGalley pour la lecture de Parti en fumée de John Marrs, dont j’avais trouvé la quatrième très intrigante. En effet, sur un postulat de départ vu et revu, la disparition brutale et inexpliquée d’un père de famille, j’étais curieuse de découvrir pourquoi le « disparu » revenait après tant d’années auprès de ceux qu’il avait abandonnés. Je ne m’attendais absolument pas à ce que l’auteur prenne ce chemin là et déroule le fil de son intrigue de la sorte. Je n’y étais pas préparée le moins du monde mais j’ai trouvé ce parti-pris tout à fait original et intéressant. La plupart du temps, ce genre d’histoire recouvre une enquête policière, un rapt ou une amnésie, ce qui n’est pas du tout le cas ici. Non, c’est bien plus surprenant.

Je précise que, pour moi, il s’agit d’un roman noir, d’un drame familial très psychologique et pas d’un thriller. La mise en place est assez lente pour laisser la part belle à l’installation d’une ambiance, et pour nous faire partager les ressentis des deux personnages principaux, autour desquels toute l’intrigue est construite. Les autres protagonistes ne restent que secondaires et ne sont là que pour leur participation au déroulé de l’histoire sans être vraiment approfondis. En fait, il s’agit presque d’un huis-clos qui se joue entre Catherine et et Simon, organisé de la manière suivante : Catherine 25 ans avant, Simon 25 ans avant et Catherine et Simon face à face aujourd’hui.

J’ai trouvé très intéressante cette façon de procéder et de nous montrer la même histoire vécue par les deux personnages sous deux angles de vue très différents ainsi que leur évolution dans le temps aux mêmes moments, le meilleur restant leur confrontation, leurs explications, leurs souvenirs et leurs réactions. C’est lors de ce face à face que nous vivront les mêmes rebondissements qu’eux, que nous seront confrontés à la surprise, à la colère, au dégoût, à la haine, à l’amour, au désespoir et à tout un tas d’autres émotions. On se rend compte que les personnages ne sont ni tout blancs ni tout noirs, qu’ils sont, comme bien souvent dans la vraie vie, nuancés et ambivalents, que leurs actes ou leurs paroles, et surtout leurs non-dits, peuvent avoir des conséquences inattendues et causer des dommages collatéraux extrêmement graves.

Extrait : « Les plus grands moments de la vie ne sont jamais que cela – des moments.

Et, par définition, les moments ne durent pas. »

Je ne recommanderais pas ce roman à tout le monde. Ceux qui attendent d’un livre que ça bouge beaucoup, avec des rebondissements à toutes les pages, il n’est clairement pas pour vous. Mais pour tous ceux qui sont passionnés par les drames psychologiques intenses, qui abordent des sujets difficiles tels que la maladie, le deuil, la culpabilité, le devoir, la jalousie, l’orgueil ou bien encore la résilience, laissez-vous entraîner dans les méandres de la psyché humaine et de ses zones d’ombre. L’auteur joue avec nos émotions mais aussi avec nos certitudes et nos intuitions. Les révélations finissent par s’enchaîner, vraiment inattendues et déstabilisantes pour certaines, et arrivent à maintenir le suspense jusqu’à la toute fin, terrible et bouleversante.

Vous l’aurez compris, je me suis laissé emporter par cette histoire tragique puisque ce retour est essentiellement basé sur mes ressentis concernant le fond. D’ailleurs je ne saurais réellement le « juger » sur sa forme dans la mesure où il s’agit d’une traduction d’un texte écrit en américain, traduction dont l’expression m’a cependant semblé un peu moyenne avec, entre autres, pas mal de répétitions. J’ai entendu parler en bien de deux autres romans de John Marrs, intitulés Les passagers et  Âmes sœurs ,dont les accroches sont vraiment alléchantes. J’espère trouver un jour le temps de m’y intéresser.

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