Quand les habitants d’un village paisible sont en proie à leurs propres démons…

Saint-Martin est un petit village du Sud de la France calme et agréable. Jusqu’au jour où le mal commence à envahir de manière inexplicable l’âme de certains villageois.
Louis, le curé de la Paroisse, et François, le médecin du village, vont unir leurs forces pour comprendre ce qui est en train de se passer et organiser la résistance. Mais qui est vraiment l’ennemi ? D’où tire-t-il sa force et comment résister aux tentations qu’il sait faire naître, en stratège aguerri, dans le cœur même des plus endurcis ?

Plongez dans une intrigue haletante au cœur de la lutte entre le bien et le mal !

L’auteur

Olivier Casaliva est un écrivain autoédité toulousain de 52 ans. Depuis son plus jeune âge, il écrit. Mais récemment, il s’est isolé pendant une année complète afin d’accoucher de son premier roman.

L’histoire

Le livre débute comme une ode à Dieu. Au Bien. Les passages de prières mêlés aux préparatifs du 14 juillet donnent une atmosphère joyeuse au village de Saint-Martin. Grâce à la bienveillance de Louis, rien ne semble pouvoir arriver à la petite paroisse. Mais alors que les confessions deviennent plus nombreuses et plus sombres, Louis sent un danger. Ses rêves sont habités par d’étranges idées. Ses prières ne servent plus à rien : c’est le point de départ de la cavalcade du Mal.

Mon avis

Les descriptions sont fluides, courtes, mais complètes, et le lecteur visualise forcément ce petit village qu’il a connu enfant, ou dans lequel il habite toujours. Parce que St Martin peut être ici ou nulle part. Louis ressemble à ce curé qui vous donnait presque envie d’aller à l’église alors que vous étiez athée, ou ce prêtre qui était tellement gentil dans le village de votre grand-mère ou lors de votre communion. Et c’est cette proximité qui donne de l’authenticité à l’histoire. Parce que le lecteur est complètement immergé dans le contexte du roman.

Les deux intrigues parallèles, celle de la boulangerie, puis celle de l’orphelinat, apportent de la profondeur au récit. En effet, au fur et à mesure de leur développement, le rythme s’accélère et l’ambiance devient plus sombre. J’ai toutefois noté quelques invraisemblances dans certaines scènes, avec des éléments impromptus, comme si l’auteur avait eu une idée soudaine pour finaliser une amorce. Les descriptions de luxure, d’inceste, de viol, si elles sont brèves sont particulièrement glauques et intenses, bien écrites, sans jamais tomber dans le cliché ou la vulgarité. Les entrecouper de scènes de prières, d’amour, et de bienveillance, donne un contraste parfois saisissant, et permet au lecteur de reprendre sa respiration. Pour replonger au cœur du Mal.

La chute, quant à elle, est inhabituelle et inattendue. Une fin abrupte, et frustrante, même si l’effet est nuancé par la promesse d’une suite. Si Olivier Casaliva écrit un second tome, il a également fait en sorte que ce livre puisse être considéré comme un one-shot. Il faudra, par contre, un peu de vigilance au lecteur : des inversions de nom (j’en ai compté deux) se sont glissées dans le livre. Cela ne gêne pas trop la compréhension si on est pris dans l’ambiance.  L’orthographe, la grammaire, et la syntaxe sont très soignées. Le registre de langue est parfaitement adapté au déroulement de l’histoire.

En résumé, un thriller fantastique avec du Bien, du Mal, de la luxure, de la violence, de l’amour et de l’amitié, écrit d’une plume serrée, intense, qui vous plonge entièrement dans une ambiance manichéenne à couper le souffle.

Infos pratiques


Date de sortie : 6 décembre 2016

Auto-édité via Publishroom

Prix du format numérique : 4.99€ chez Amazon

Page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/oliviercasaliva

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur pour revue. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

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