Après plusieurs heures d’errance, un homme prend conscience qu’il ignore tout de son passé. Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Autant de questions inquiétantes qui ne trouvent aucune réponse cohérente. Son seul exutoire est de continuer le chemin interminable droit devant, poussé par un formidable élan de survie.
La rencontre de Margueritte, aubergiste mystérieuse d’âge mûr et de PommePomme, jeune handicapée d’un village de campagne, l’aide à mieux accepter son amnésie.
Mais qui sont-elles vraiment ? Sont-elles prêtes à l’aider à retrouver sa vie d’avant ?
De rencontres en rebondissements, de joies en déceptions, la vérité finira par s’imposer comme une évidence…

Chronique :

J’ai lu ce livre parce qu’il avait été sélectionné pour la session 2017 du Prix des Auteurs Inconnus. J’ai finalement décidé de ne plus chroniquer moi même, pour garder une certaine distance et c’est donc maintenant que les lauréats ont été désignés, et que la nouvelle session est lancée que je peux vous en parler.

On suit dans ce roman un homme, amnésique. Il se réveille sur une route et y rencontre une vieille dame, aubergiste, mais mystérieuse, qui lui indique de suivre le chemin jusqu’à un village, lui demandant de rendre sa montre au prêtre. Incapable de se souvenir de la moindre bribe de son passé, le personnage principal s’exécute. Dès lors, on assistera à la recherche de ses souvenirs, au fil de ses rencontres avec les villageois, qui ne voient pas tous d’un bon oeil l’arrivée d’un étranger amnésique.

Ce roman débute comme un conte, un peu comme une poésie. Il y a énormément de douceur, l’ambiance est presque cotonneuse, comme si l’auteur nous installait tranquillement dans des nuages ouateux pour nous raconter une histoire à l’heure du coucher. L’effet est très réussi, loin de nous endormir, la fable nous emmène au cœur du village, et l’on se surprend presque à s’y croire, à discuter avec PommePomme à la sortie de l’école, à enquêter sur le passé du héros. Le parcours est plaisant, l’écriture est paisible, sans à-coup. Il règne tout au long de la lecture cette impression de flottement, de bien-être, et de paix. On l’en vient presque à ne pas souhaiter la résolution de l’intrigue. Des petites enquêtes viennent se greffer à la recherche du passé de notre amnésique. Cela donne un peu de piment à l’histoire, qui serait restée sinon un peu fade, tout en parsemant une petite odeur de polar, même si le récit n’en est pas un. Tout est savamment orchestré pour diriger le lecteur vers la conclusion sans qu’il n’ait envie de s’échapper.

Et c’est là où le bât-blesse. La conclusion m’a fait décrocher. Atterrissage forcé. Sans doute parce que la technique utilisée est un des choix les plus suivis en littérature. Et que c’est une de celles avec lesquelles j’ai le plus de mal. Alors que Yann Déjaury a pris son temps tout au long du récit pour nous présenter les personnages, le village, et leurs histoires, la fin arrive comme un cheveu sur la soupe, assez rapidement, et se révèle finalement très convenue. Cela n’enlève rien à la qualité du livre, et c’est une considération très personnelle. (J’ai d’ailleurs eu le même tour avec d’autres livres, notamment Fidèle au Poste, d’Amélie Antoine). D’autres ont adoré cette histoire, fin comprise. Mais il m’a manqué un je-ne-sais-quoi de complexité, de surprise, à la conclusion. Je surveillerai tout de même les prochaines sorties de cet auteur indépendant, qui signe ici un vrai primo-roman de qualité.

Infos pratiques :

Date de sortie : 2 décembre 2016

Auto-édition

Prix du format numérique : 2.99€ chez Amazon

Prix du format papier (260 pages) : 15.90€ chez Amazon

Page Facebook de l’auteur : https://fr-fr.facebook.com/yanndejauryauteur/

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