Il y a quelque temps, je me soumettais aux Questions d’Auteurs, lancées par Magali Lafont de Lectures Familiales.  D’autres écrivains ont posé d’autres questions, et c’est avec plaisir que je vais y répondre.

Tan Hagmann

En fonction de quels critères établissez-vous le planning de publication de vos chroniques ? Date de parution (du roman) ? De réception (du SP) ? Autres critères ?

Si l’on parle de Service Presse, je lis et chronique en fonction de la date de réception. Hormis si l’auteur a une demande particulière, par exemple quand il souhaite que la chronique soit publiée à la date de sortie de son livre. Dans ce cas, je planifie la chronique pour qu’elle soit publiée plus tard si j’ai lu le  bouquin avant. Ou je le fais passer avant les autres exceptionnellement si j’en ai d’autres en attente, ce qui est beaucoup plus rare.

Si l’on parle de mes lectures personnelles, et bien je publie la chronique une fois que j’ai lu le livre. Et je choisis mes lectures au feeling. Je fais parfois passer un livre devant tous les autres parce qu’il m’attire un peu plus. D’autres fois, j’exhume des profondeurs de ma PAL (Pile À Lire) un livre qui s’y trouve depuis de longs mois.

Êtes-vous sensible à l’exclusivité d’un SP ou est-ce peu important pour vous ? Vous chroniquez, même si le livre a déjà eu plein d’avis sur d’autres blogs ? 

Je n’y suis absolument pas sensible. Je considère le blog comme un moyen de publicité que je mets à disposition pour les auteurs. L’intérêt de la publicité est d’être le plus visible possible, donc elle nécessite d’être diffusée par plusieurs réseaux. Exiger une exclusivité, ou en profiter serait réduire la visibilité de l’œuvre, et ce n’est pas mon but.

Lisez – vous les avis des autres blogs avant de chroniquer un livre ?

Non. Ni les blogs, ni les commentaires Amazon, ni les commentaires sur les réseaux sociaux des livres. Et s’il m’arrive d’acheter un livre d’après le bien que j’en lis ou que j’en entends, pour les services presse, je me fais un devoir d’en faire abstraction et d’être la plus personnelle et personnalisée dans ma chronique. La lecture est subjective, et m’inspirer de l’avis d’un autre serait complètement inutile et fausserait tout. Sans compter que ça voudrait dire que je ne suis pas capable de rédiger une chronique seule. Par contre, une fois que ma chronique est publiée, oui je les lis. Et je suis souvent amusée de voir à quel point les avis sont divergents sur une même œuvre littéraire.

Est-ce que vos relations personnelles avec un auteur ont une influence sur la rédaction de votre chronique ? En gros arrivez-vous à rester objectif, même quand un auteur vous insupporte ou l’inverse : que c’est quelqu’un que vous appréciez particulièrement ?

J’essaie d’être la plus objective possible, dans un cas comme dans l’autre. Je ne dis pas que j’y réussis forcément. Mais j’essaie. Par contre, l’acte d’achat et de lecture est forcément impacté par ma relation avec l’auteur. Si j’apprécie l’auteur en tant qu’individu, je vais avoir tendance à vouloir connaitre son univers littéraire plus rapidement, et plus entièrement. Si au contraire les publications sur les réseaux sociaux (puisque c’est là que les relations se font la plupart du temps) me déplaisent, soit je n’achète pas le livre, soit je mettrai plus de temps à le lire. Mais il m’est déjà arrivé d’encenser un livre alors que les convictions de l’auteur étaient diamétralement opposées aux miennes.

Néanmoins, je dois avouer m’être posé la question ces dernières semaines. Je me suis même demandé si pour garder mon objectivité, je ne devrais pas cesser les relations avec les auteurs que je connais « virtuellement ». Je n’y ai pas encore répondu.

Pour ceux qui ne sont que blogueurs. À force de chroniquer des livres, n’avez vous jamais été tenté d’écrire vos propres histoires ? Ou de réécrire vous-même la fin d’un livre qui ne vous a pas plu ?

La question a été reprise par deux autres auteurs, je vous mets les formulations ci-dessous, et je n’y répondrais qu’une fois.

Wendall Utroï : La passion de la lecture qui vous pousse à chroniquer, ne cacherait-elle pas une envie plus grande d’écrire à votre tour ?

Luca Tahtieazym : Lire avec l’intention d’écrire une chronique et donc de rédiger un texte par la suite ne vous a-t-il jamais donné envie de passer de l’autre côté et d’écrire un roman ?

C’est parce que j’aime écrire que j’ai commencé ce blog. Ceux qui me connaissent un peu plus savent que je tiens un blog de Nail Art. J’y publie de moins en moins d’articles, parce que justement, je suis un peu frustrée de ne pas pouvoir y rédiger de longs textes. Dans ce domaine, les images comptent plus que la rédaction et ça ne me suffisait plus. Les seuls articles qu’il me plaisait de rédiger étaient ceux qui concernaient une marque anglaise qui crée ses vernis en s’inspirant de la culture anglaise du 19e siècle. Comme il y avait une histoire à raconter, des choses à dire autour du vernis à ongles, là, je prenais mon pied.

Il y a de cela plusieurs années, plus d’une décennie en fait, j’adorais faire du Rôle Play sur forum. Ça me vidait la tête et me permettait de m’évader, d’échanger.

Mais avoir envie, et passer à l’acte sont deux choses différentes. Avoir envie et être capable encore plus. Je me contente des chroniques. Pour le moment.

Luca Tahtieazym

Pourquoi les chroniqueurs sont-ils principalement des chroniqueuses ? Les hommes sont-ils trop occupés à regarder le foot ?

Je n’en ai aucune idée et je trouve ça dommage. Les lecteurs sont déjà moins nombreux que les lectrices. Peut-être est-ce cohérent que les hommes soient moins nombreux à chroniquer leurs lectures. C’est dommage en tout cas. Rien n’est réservé à un seul genre.

Ludovic Zedole

Sachant que certains auteurs reprennent la base de livres à succès (50 nuances de Grey, Twilight…) comment réagissez-vous ?

Mon avis est assez ambivalent à ce sujet. Je préfère depuis toujours la création à la copie. Dans tous les domaines. Il arrive parfois, néanmoins, que les copies soient réellement bonnes, voire meilleures que l’original. (Qui dans certains cas, en plus, laisse un peu à désirer) S’inspirer d’une œuvre est une chose naturelle, mais aussi commerciale. On ne peut pas reprocher aux auteurs de vouloir une part du gâteau. Ce qui compte à mes yeux, c’est que si copie, ou inspiration il y a, il faut qu’elle soit réellement interprétée, et de qualité. Mais en tant que lectrice, je ne suis pas attirée par ce genre de livres. Sauf exception. J’aime la diversité, et lire toujours le même style d’histoire, voir se dérouler au fil des pages les mêmes intrigues ne m’intéresse pas.

Anne Dejardin

De combien d’heures de sommeil ont besoin les blogueuses ? Sont elles toutes insomniaques ? Combien d’heures par jour consacrez-vous à la lecture ?

Je ne dors pas beaucoup, et je dors mal. Je souffre — par cycle — d’insomnies, et je mets ces heures à profit pour lire. Mais je ne lis pas plus depuis que je suis blogueuse « littéraire ». J’ai toujours beaucoup lu. Je rédige mes chroniques le soir, ou pendant mes pauses au travail.

Je ne sais pas combien d’heures je consacre à la lecture. Ça dépend de beaucoup de facteurs. Mon état de fatigue, le nombre d’heures que j’ai passé au travail, si j’ai des choses planifiées dans ma vie privée… si j’arrive à dormir ou non. Je peux ne pas lire une seule ligne en dix jours, puis avaler trois bouquins en une nuit le lendemain. Tout est question d’opportunité.

Hélène de Montaigu

Quel est votre genre littéraire préféré ? Polar, SF, Fantasy, roman, récit, essai ?

Je suis une lectrice très éclectique. Je n’ai pas un genre préféré. J’ai quelques genres de prédilection bien entendu, mais je lis de tout. J’aime les thrillers, les romans policiers et/ou noirs, j’aime me perdre dans des romans de fantasy ou de Science-fiction, mais il m’arrive d’être transportée par un roman épistolaire ou un recueil de poésie. J’ai une nette préférence pour la littérature de l’imaginaire. Les autobiographies et les essais m’intéressent peu, même si certains m’ont plu. Il y en a même encore deux ou trois dans ma PAL, mais ce n’est pas ce que je préfère. La littérature est un moyen pour moi de m’évader, de ressentir, ce qui est plus aisé par l’imaginaire.

Nous voici à la fin. Chaque nom d’auteur est cliquable, vous pourrez découvrir leur univers en suivant les liens.

La première fournée de mes réponse est ici(cliquez), si vous ne les aviez pas lu.

 

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