Terre. 2055.
Le virus G contraint les humains à vivre en reclus. Dans des villes refuges surprotégées et hermétiques, la vie suit son cours. Entre acceptation et résignation, les effectifs sains semblent oublier ceux qui rôdent par-delà les murs.
Pourtant, à l’intérieur de l’enceinte, l’espoir encore vivace d’une rémission encourage certains à poursuivre les recherches. Mais la frontière est mince entre l’espérance et la folie. Le mal peut parfois naître des meilleures intentions.
Et si, pour une fois, le sursaut tant attendu de l’humanité ne résidait pas dans la technologie et les promesses médicales ? Et si nous possédions déjà en nous toutes les réponses, toutes les solutions ? À quelles extrémités l’instinct de survie pourrait-il bien nous mener ?

Un presque huis clos sombre, morbide, où la créature révèle finalement nos penchants les plus humains.

Une fois de plus Bastien Pantalé change de registre, explore un nouveau genre et y réussit parfaitement ! Après la SF, le thriller, la romance (mais pas que !) il s’attaque au post-apo horrifique avec une nouvelle « zombiesque ».

Cependant, son approche est bien différente de celles que nous avons l’habitude de retrouver dans l’univers des zombies car elle privilégie le côté scientifique en nous fournissant beaucoup d’explications médicales. Je rassure tout de suite les réfractaires à la science, ces détails sont accessibles à tout un chacun ! Il met l’accent sur le combat contre la maladie et la recherche d’un traitement, sans nous priver pour autant (et là ce sont les amateurs d’horreur que je tiens à rassurer) de scènes gores et sanglantes avec détails croustillants, visions cauchemardesques et bruitages assortis (merci encore Bastien…)

Le style est, comme à son habitude, pointu et lettré. Le récit fait aussi la part belle aux sentiments et aux questionnements sur notre humanité, nos facultés d’adaptation, notre pérennité et notre légitimité à utiliser tous les moyens pour nous sauver.

Un récit sombre et noir dont l’humour n’est pas absent, loin de là, et dont la fin, que je n’avais pas du tout vue venir, m’a prise par surprise, horrifiée, et je dois bien l’avouer, un peu laissée sur ma faim… Quel dommage que ce ne soit qu’une nouvelle ! J’aurais bien repris un peu de rab… Pour moi, sans jeu de mots, c’est un vrai coup de cœur ! Et ce, malgré un léger détail, que je vous laisse découvrir…

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