Salem, par Sandra Triname | Beltane (lit en) Secret

1692. Salem, État du Massachusetts aux États-Unis.
Accusées de pratiques magiques, de nombreuses personnes sont alors mises à mort. Innocentes ou coupables ? Qui méritait réellement la potence ? De nos jours, alors que Max évite de peu la mort, la voilà sous l’emprise de songes qui semblent tous venir d’une époque lointaine où la sorcellerie et les démons hantaient l’imaginaire du commun des mortels.
Quel lien peut alors unir Max à un procès vieux de plusieurs siècles ?

Chronique :

Une réinterprétation d’un thème très connu

J’ai une attirance particulière pour le monde de la sorcellerie. Cela m’a toujours attiré comme un aimant, et mon pseudo vient d’ailleurs de là. Beltane est le nom d’un des quatre sabbats Wiccan. Ou l’une des quatre fêtes celtiques protohistoriques. Fêtée le 1er mai, elle célèbre la fin de la période sombre, et l’arrivée du printemps et par extension, de l’été. C’est l’annonce d’une période de renouveau et de reconnexion avec la nature.

Bref. Quand les Éditions Plume Blanche l’ont proposé en service presse, et bien pour une fois, j’ai sauté sur l’occasion.

Ben oui. Salem, c’est indissociable des sorcières. Comme je vous l’ai déjà dit plusieurs fois, j’ai la fâcheuse manie de ne pas souvent lire les 4es de couverture. Et en guise de sorcières, je me suis retrouvée au beau milieu d’une meute de loups-garous en pleine guerre avec des vampires. Guerre arbitrée par des sorcières, soit. Imaginez ma déception, moi qui n’ai pour expérience des loups-garous que Remus Lupin dans Harry Potter ou la saga Underworld. Je n’ai rien contre en fait, mais je n’ai pas d’attirance particulière pour la bit-lit. Ni les bit-movies ou bit-series. (Je pense inventer le mot, mais vous m’avez comprise).

Mais quand on se targue de lire de tout, et bien on lit de tout. Alors, évidemment, je l’ai lu.

J’ai été très agréablement surprise par le récit. La trame de l’histoire est finalement très intéressante. Dès le départ, l’auteure nous prévient dans une note : elle livre une réinterprétation du l’histoire du Procès de Salem.

De Salem à Boston ; de 1692 à nos jours.

Nous allons suivre deux intrigues parallèles dans « Salem ». La première nous emmène en 1692, un peu avant l’époque de la chasse aux sorcières, puis pendant. Nous accompagnons Kanda, jeune métisse amérindienne, meilleure amie de Tituba. Vivant à l’écart du village de Salem, elle soigne, recluse, qui en a besoin, à l’aide de plantes qu’elle trouve dans la forêt. Sans rien demander en contrepartie, ce qui lui vaut respect et admiration, mais aussi jalousie.

 La seconde se déroule de nos jours, et nous présente le parcours de Maxine, sortant tout juste de plusieurs mois de rééducation après un accident de la route qui l’a rendue totalement amnésique. Elle cherche, avec son ami Jared, tout ce qui peut la reconnecter à son passé. Max apprend qu’elle est consultante spécialisée dans les croyances anciennes. Jared, quant à lui, est archéologue. Et il fera tout pour aider son amie à retrouver la mémoire, quitte à lui dévoiler ses secrets.

Un problème d’orthographe qui gâche une histoire passionnante.

On entre rapidement dans l’histoire, fluide et un poil sombre et occulte. Malheureusement, et il s’agit du gros point noir du livre, il reste encore beaucoup de coquilles, et je dois dire que pour un livre édité en maison d’édition (même très récente), cela m’a déçue, mais plus encore, rendue perplexe. Je lis beaucoup d’auto-édités, d’auteurs indépendants, et, pour la plupart, alors qu’ils doivent se débrouiller seuls, leurs livres ne contiennent pas autant de fautes. À sa décharge, la maison d’édition a récemment fait appel à une nouvelle correctrice pour éliminer ce problème. Malheureusement, faute de moyens, les livres déjà parus ne pourront bénéficier d’une nouvelle correction.

Malgré tout, les aventures de Kanda et Maxine m’ont charmée, et le fait d’évoluer entre les loups-garou, les vampires et les sorcières fut un agréable voyage. J’ai particulièrement apprécié de retrouver des noms de protagonistes connus pour avoir effectivement participé lors de ce procès, la plus célèbre d’entre eux étant Tituba. J’aurai d’ailleurs aimé que Kanda ait été créée elle aussi à partir d’un personnage ayant réellement existé, mais il ne me semble pas que ce soit le cas.

Alors non, ce n’est pas le livre du siècle, et je ne suis pas totalement convertie à la bit-lit. Cependant la plume de l’auteure est agréable, je dirai même charmante, envoûtante, et cela permet de changer un peu et de s’ouvrir à d’autres horizons. Le second livre de Sandra Triname (du moins sous ce nom, j’ai cru comprendre qu’elle en avait écrit d’autres sous un autre nom de plume), A ma vie, à ta mort, a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, dont je suis, avec Amélia Varin, la cofondatrice ; vous aurez donc sans doute l’occasion d’en entendre parler à nouveau par ici.

Infos Pratiques :

Date de sortie : Novembre 2015

Editions: Plume Blanche 

Prix du format numérique : 7.99€ chez Amazon

Prix du format broché : 19.99€ chez Amazon

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page À Propos, du site.

 

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