Alexis Lepage, modeste employé d’assurances, est sur le point de se marier avec la fille de son patron lorsqu’il reçoit un message de Clara, son amour de jeunesse, qui refait surface après des années.
Alors qu’elle le supplie de l’aider à retrouver sa fille disparue, Alexis hésite. Que dissimule cette demande impromptue, si longtemps après leur séparation ? Et pourquoi Clara refuse-t-elle de le rencontrer ?
Replongé dans un passé dont il n’a jamais fait le deuil, Alexis va partir à la recherche d’une fille dont il ignore tout.
Son enquête le conduira droit en enfer.

Sauve-la est le tout premier roman de Sylvain Forge que je lis et je remercie au passage Les Éditions Fayard, via la plateforme NetGalley, pour la découverte de cet auteur dont j’entends parler de plus en plus.

Malgré un problème sur la version numérique que j’ai reçue, qui comportait des mots attachés entre eux, des majuscules séparées par des espaces, des retours à la ligne intempestifs ou au contraire manquants, cette lecture fut fort agréable.

C’est tout d’abord la quatrième de couverture qui m’avait attirée : cet amour de jeunesse qui resurgit dans la vie du protagoniste principal si longtemps après et juste au moment où il va se marier. En dehors de la curiosité que j’éprouvais d’en connaître la raison, j’attendais aussi une réflexion poussée sur le temps, les sentiments, les souvenirs et la pérennité de l’amour ou, au contraire, l’oubli et l’indifférence.

Et c’est là que j’ai été surprise, car l’auteur n’a pas pris ce chemin-là. Bien qu’il évoque quelque peu le fait qu’Alexis se retrouve déstabilisé et en plein doute, cela n’est qu’effleuré et n’est pas vraiment le sujet traité. Sylvain Forge fait entrer dans l’histoire un élément-clef auquel je ne m’attendais pas, bien qu’il figure dans le pitch lui aussi : l’intrusion du numérique dans nos vies et son impact sur nos représentations du monde de la mort.

Alors attention, je ne dis pas que j’ai été déçue ! J’ai juste été étonnée par la tournure que prenait l’histoire parce que, comme souvent, je n’avais fait que survoler la quatrième, de peur qu’elle n’en dise trop. J’ai donc découvert là, non un thriller/policier sur fond de drame psychologique, mais bien un thriller au contexte basé sur une technologie avancée. Je croyais même que c’était de l’anticipation, jusqu’à ce que j’arrive aux notes de l’auteur situées en fin de volume. J’avoue que je n’y connais pas grand-chose et que j’ai beaucoup apprécié ces éclaircissements sur les avancées de l’intelligence artificielle et des robots, qui m’ont permis de me rendre compte que tout allait beaucoup plus vite encore que je ne le croyais.

De cela il résulte un roman assez nerveux et bien ficelé, avec de l’action, des aventures et une enquête intéressante. Je ne me suis jamais ennuyée et c’est le but premier d’un roman finalement. L’histoire m’a également évoqué un vieux film avec Alain Delon que j’avais adoré à l’époque mais que je ne citerai pas, non plus que l’actrice féminine qui y figurait à ses côtés, afin de vous laisser la surprise de l’une des composantes de l’intrigue.

Le style et le vocabulaire sont très soignés, c’est même fort bien écrit à mon avis et j’ai pris plaisir à la plume comme à l’histoire.

Pour terminer, il est à noter que Sylvain Forge, qui a déjà gagné le Prix « Plume d’argent 2016 du thriller francophone » pour Un parfum de soufre et le « Prix du Quai des Orfèvres 2018 » avec Tension extrême, voit cette année Sauve-la en lice pour le « Prix Cognac du meilleur roman francophone« .

Souhaitons-lui bonne chance !

#Sauvela #NetGalleyFrance

 

2 Réponses

  1. Matatoune

    Depuis « Parasite », jSylvain Forge est un auteur de polar qui maîtrise parfaitement son intrigue et condamne son lecteur à la dépendance 😉

    Répondre

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