Gourmandise – Colère – Envie – Luxure – Orgueil – Avarice – Acédie

Les sept péchés capitaux nourrissent toutes les formes possibles du crime… Cruels, noirs, mordants, ces sept récits s’en inspirent afin de vous mener sur des sentiers profanés qui conduisent inexorablement en enfer.

Un acte d’amour

Nous croyons parfois naïvement que l’amour nous sauvera de tous nos péchés. Et si c’était vrai ? Et si le tout dernier acte de l’humanité était un acte d’amour ?

L’accroche comme le titre mettent l’eau à la bouche d’emblée, n’est-ce pas ?

Cependant, chroniquer un recueil de nouvelles est un exercice presque aussi difficile que d’en écrire un je crois, qui plus est pour moi qui ne me résous presque jamais à parler de l’histoire en elle-même, par peur d’en dévoiler la teneur. Je me contenterai donc de vous confirmer que l’ensemble est à la hauteur de la quatrième. Lawren Schneider, en bon cuisinier, vrai gourmand et fin gourmet qu’il est, nous a concocté un menu aux petits oignons, constitué de huit petites perles noires, sept plats de caractère, piquants, bien relevés et un dessert si troublant et si suave que j’en garderai longtemps le goût en bouche malgré une certaine amertume.

Ces récits, tous noirs, très noirs, sont tour à tour grinçants, satiriques, cruels, ils nous plongent parfois dans l’horreur, mais font aussi preuve d’humour (noir bien sûr) pour nous illustrer le machiavélisme, les turpitudes, les bassesses, les ignominies et les traîtrises dont sont capables les représentants de l’espèce humaine. L’auteur pose un regard aiguisé et lucide sur ses congénères et brosse avec justesse les portraits de ses personnages, peu flatteurs mais tellement crédibles, qu’on pourrait s’imaginer les rencontrer au détour d’une rue.

La huitième et dernière histoire est de loin ma préférée. Elle est empreinte d’une tendresse tellement palpable et intense et d’un amour si immense que je ne saurais les qualifier autrement que d’éternels. Je l’ai terminée le cœur lourd et les larmes aux yeux, mais avec un étrange sentiment aussi : tout simplement de l’envie je crois, ou de la jalousie… La limite est parfois floue.

En tout cas, une chose est sûre, Lawren Schneider est un auteur avec lequel il va falloir compter. Je l’avais entrevu déjà à la lecture de son roman précédent, « Les larmes des cigognes », 8 ne fait que confirmer cet avis.

Le recueil sera disponible en version numérique dès le 8 mai et en broché dès la fin du confinement au prix de 8 euros, avec marque-page et dédicace. Vous pouvez d’ores et déjà le précommander sur le site de l’auteur : https://blacktailor.fr/

A propos de l'auteur

Tombée toute petite dans la lecture, je possède près de 3000 livres et ne cesse d'enrichir ma collection. Il y a quelques années j'ai découvert le monde de l'auto-édition et j'ai maintenant la grande chance de travailler avec des auteurs indépendants de talent qui m'ont confié leurs manuscrits et m'ont accordé leur confiance. Cela me permet de me réaliser dans deux domaines qui me passionnent : la lecture et l'écriture !

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