Imaginez-vous vous réveiller un beau matin dans un monde vidé de sa population. Toute la technologie fonctionne encore, mais vous êtes seul, désespérément seul. Comment réagiriez-vous ? Quelles seraient vos priorités ? Une poignée de survivants. Quatre hommes, trois femmes. Isolés dans différents pays. L’ultime chance de l’Humanité.

J’ai rencontré Céline Saint-Charle lors d’un salon au cours duquel j’avais entrepris de réaliser une interview de chaque auteur et j’ai été séduite par la personnalité de cette femme simple, sympathique et fantasque. Ne me restait plus qu’à découvrir son univers et sa plume : chose maintenant faite avec le plus grand bonheur !

Plusieurs fois primée pour certaines de ses nouvelles, format par lequel elle s’est fait connaître, Céline est passée au roman plus récemment et « #seulaumonde » est le deuxième qu’elle a écrit. Le titre et la couverture furent, je crois, décisifs dans mon choix de cette oeuvre.

Dans le genre post-apocalyptique, ce roman sort du cadre du survival qu’on rencontre couramment, et traite plutôt du besoin qu’ont les hommes de se rassembler et surtout des rapports humains. Les six survivants, qui arrivent à se contacter via Facebook, vont tout mettre en oeuvre pour se retrouver, cohabiter et même envisager d’organiser « la survie de l’espèce », tâche on ne peut plus ardue au vu des personnalités différentes et des attentes de chacun des protagonistes.

En résulte une très belle histoire, pleine de bons sentiments, un véritable chant d’espoir, traitant d’amitié mais aussi d’entraide, d’écologie et de responsabilités.

Quant à la fin, je l’ai trouvée magnifiquement adaptée, même si je pense qu’elle ne doit pas faire l’unanimité. Pour ma part, sans m’y attendre réellement, je n’en voyais pas d’autre. C’était la seule possible et crédible à mon sens et j’ai été ravie que l’auteure choisisse ce chemin-là.

Je me suis juste sentie un peu frustrée de n’avoir pas eu plus d’explications sur la fin du monde elle-même et sur ses causes. Même si je conçois que cela laisse tout le champ libre à notre imagination, j’avoue que j’aime bien avoir la version imaginée par l’auteur quant au pourquoi du comment.

J’ai eu, depuis, l’occasion de lire un autre roman post-apo écrit par Céline, dont je vous parlerai plus tard. Sachez juste qu’il est traité de manière complètement différente mais que je l’ai trouvé encore plus prenant. Plus développé peut-être sur certains points, très technologique, il m’a captivée de bout en bout.

En attendant, je vous conseille de vous jeter sur celui-là, mais tout aussi bien sur d’autres écrits de cette auteure qui possède énormément de connaissances, fait preuve de beaucoup d’empathie, et sait les retranscrire d’une plume très travaillée et vraiment inspirée.

 

 

Une réponse

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :