Amorcée dès le milieu du 20ème siècle, l’émancipation des femmes devait logiquement conduire à l’égalité des sexes. Désillusion. Depuis le droit de vote jusqu’à une libération progressive de la parole, les progrès demeurèrent bien insuffisants. Aveuglés par une rancœur millénaire, les bastions du Féminisme perdirent de vue leur revendication première, et s’avilirent dans un clivage des genres sans précédent. Jusqu’à la Révolution Démocratique. Jusqu’à la 6ème République.
Au pouvoir depuis lors, la majorité Féministe se contenta d’inverser, de reproduire et d’amplifier les inégalités que ses prédécesseurs avaient longtemps entretenues.

Foulés au pied depuis des décennies, les droits des hommes ne se réduisent plus qu’à une somme de devoirs et de dévotion envers leurs contemporaines. En cette fin de 21ème siècle, alors que le modèle matriarcal tend à se généraliser, c’est la civilisation tout entière qui s’en trouverait menacée.
Les Maternalistes, farouches opposants à ces Féministes radicales, ont bien perçu ce danger, et s’efforcent de faire entendre leur voix. Ana, modeste enseignante d’Histoire des Civilisations, et Togan, écrivain révolutionnaire de la première heure, se débattent et survivent dans une ville où chaque mot pourrait leur être reproché, où les hommes objetisés côtoient la répression, et où le concept de famille lui-même a perdu tout sens.

Quel avenir leur offrira la Société XX ?

Tranche de vie

Sur le blog, il s’avère qu’on a – légèrement – tendance à aimer les livres de Bastien Pantalé. Société XX, son petit dernier est sorti le 05 avril dernier, Sophie vous en a déjà parlé ici, c’est maintenant à mon tour de partager avec vous mes impressions sur ce livre.

Je l’ai téléchargé vendredi matin avant de partir pour un trajet en train de près de 8h, en me disant qu’il m’accompagnerait sur le chemin du retour des vacances. C’est la première fois que j’ai eu envie que le train tombe en panne pour lire plus !

Je vais commencer par parler du sujet du livre. Pour suivre l’auteur sur les réseaux sociaux, je connaissais déjà le sujet mais j’avais hâte de voir quel chemin Bastien Pantalé a choisi pour nous guider dans sa dystopie. Quand on n’est pas familier de l’auteur, on peut éventuellement s’inquiéter en lisant le résumé : les abus du féminisme : serait-ce un livre anti-féministe ? Ne paniquez pas, il n’en est évidemment rien.

Chronique

Il est difficile pour moi d’écrire au sujet de ce livre sans trop en dévoiler trop sur l’histoire ou sur le message, et plus encore sans gâcher la saveur de cet écrit.

Pour la première fois, Bastien a choisi d’écrire une dystopie pour adultes, et je dois admettre que ce genre lui réussi bien ! Et comme à son habitude  – au moins dans les livres que j’ai lus, mais je pense que c’est le cas dans ses autres ouvrages également – l’intrigue est un prétexte pour nous faire réfléchir et faire passer un message. Nous plongeons dans un futur pas si lointain que ça, dans lequel les Féministes sont au pouvoir. Après une période bienveillante et harmonieuse, à cause de certaines, le mouvement s’est radicalisé et le régime est devenu totalitaire, privant la moitié de la population de ses droits les uns après les autres.
Comment renverser un régime quand celui-ci ne nous convient pas sans verser dans la guerre civile? A quel moment réalise-t-on qu’on va trop loin ? Une thématique vraiment bien traitée, à la Pantalé si j’ose dire, c’est à dire avec délicatesse et douceur, mais également avec force et crédibilité.

Les personnages sont créés avec brio, que ce soit les héros ou les seconds rôles. J’ai eu un faible pour Ana, l’héroïne ; je trouve qu’elle est particulièrement bien réussie : une femme forte, libre dans sa tête, qui lutte pour ses convictions et sa famille, et qui malgré les doutes qui l’assaillent va se révéler dans l’adversité. C’est un exemple à suivre !

Ce livre a été dévoré, le rythme est soutenu sans être fatiguant et le style de l’auteur toujours aussi efficace. L’auteur y délivre un message profondément pacifiste et humaniste. On ne voit pas le temps passer, et on l’achève optimiste, le coeur léger (et, dans mon cas, les yeux dans l’eau) .

Si vous n’avez qu’un auteur indépendant à découvrir cette année, choisissez Bastien Pantalé, vous ne le regretterez pas !

« Tant qu’il existera des laissés pour compte, des classes dénigrées (…), la société ne pourra prétendre à un réel progrès. La marche en avant ne s’enclenchera qu’en unissant nos forces et nos compétences, il s’agit là d’une vérité absolue ».

 

En Bref :

Auteur : Bastien Pantalé
Titre : Société XX

Autoédition / Edition l’Intemporel 

Pour la version numérique, c’est par ici 

Et pour la version papier, c’est par là !

Ps: j’ai personnellement pris les deux, et la couverture est tellement magnifique en vrai ! Le pastel  attire l’œil sans être trop voyant ni trop criard. Il est tout beau dans ma bibliothèque ^^
(oui, ça sonne fétichiste des bouquins, mais je me soigne…pas du tout !)

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