Orpheline, Zoé est pensionnaire dans un foyer éducatif pour mineurs. L’ambiance sinistre parachève sa rupture avec la société. Zoé identifie deux bourreaux responsables de son mal-être : « les gens » et « la vie ».
Mais bientôt, un tragique engrenage va lui rappeler que dans l’ombre, d’autres bourreaux guettent leurs proies.

L’histoire :

Zoé se retrouve dans un foyer pour mineur au décès de sa mère. Solitaire, elle n’a pas d’ami. Des connaissances, des filles qui essaient de se la jouer copine, oui.  Et peut-être même que Christophe, l’éducateur sympa pourrait la draguer un peu si elle le voulait vraiment. Mais non. Zoé ne s’embarrasse pas des gens, elle ne les aime pas. Elle les trouve faux. Maquillés.

Elle ne se sent pas à sa place, Zoé, et personne ne l’intéresse vraiment, encore moins Karim, l’autre éducateur qui fait tomber en pâmoison toutes les demoiselles du centre. Pourtant, quand Réjane lui annonce qu’elle veut s’enfuir du foyer sous les conseils avisés — mais fort discrets — d’un des éducateurs, la jeune fille se méfie. Elle se souvient des anciennes pensionnaires qui se sont enfuies il y a quelque temps et dont on n’a jamais plus entendu parler. Et alors que Réjane prend la poudre d’escampette par sa propre fenêtre, Zoé se met en tête de la suivre pour la protéger.

Chronique :

Elen Brig KORIDWEN est un couteau suisse. Sa plume virevolte de genre en genre, sans jamais perdre de sa superbe. Elle nous livre ici un thriller sombre et glauque, dans la veine de « À l’Encre de sang », mais différent à la fois. L’auteure nous emmène de rebondissement en rebondissement — toujours cohérents — au cœur d’un foyer pour adolescents en difficultés. Le lecteur se fait balader entre les faux-indices et les vraisemblances, et ne sait plus trop où donner de la tête, tout en ressentant de l’empathie envers Zoé. Cette pauvre gamine solitaire qui tente tant bien que mal de s’en sortir, même si finalement, elle s’en moque bien, d’elle-même.

Les Aperibooks sont des nouvelles. Rapides à lire, ils nécessitent une bonne organisation du récit, un bon déroulement de l’action et des intrigues. Le lecteur doit à la fois être passionné par sa lecture, mais aussi satisfait du court moment qu’il a passé dans les mains de l’auteur. Exercice difficile en seulement quelques pages. Pourtant, en lisant Elen Brig KORIDWEN, on a l’impression que la pratique est simple, que chacun d’entre nous pourrait former sur son clavier la quarantaine de pages qui dessine une histoire haletante en quelques minutes seulement. Il n’en est rien.

Et si le langage employé est plus familier qu’à son habitude, il s’agit ici d’être cohérent avec le personnage incarné. Puisque la narration est — pour une grande partie — à la première personne, et que Zoé est une adolescente perturbée. Mais même en langage familier, Elen apporte ce je-ne-sais-quoi de plus que les autres. Une valeur ajoutée qu’est son style. Et que la version soit courte ou longue, on en redemande.

Infos Pratiques  :

Auto édition

Prix du format numérique : 0.99€ chez Amazon

Site de l’auteur : http://www.blog-elenbrigkoridwen-elieapocalypse.fr/

Cet article m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page A Propos, du site.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :